Adoption des objets connectés : le cas de la Santé

Article paru le 26 septembre 2016 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : e-Santé Santé

Le secteur de la santé bouleversé par les possibilités technologiques

Bracelet, balance, glucomètre, lentilles, tensiomètre : autant d’objets de notre quotidien dont la connectivité vient proposer un nouvel angle d’approche aux habitudes et usages des acteurs de la santé. Ces technologies, appliquées au domaine médical, offrent la possibilité de faire évoluer le quotidien du patient dans une optique d’amélioration des soins, de meilleur suivi du patient et de réduction des coûts. On estime qu’en 2023, 847 millions d’objets connectés seront utilisés par le secteur mondial de la santé (Machina Research, 2014).
Le secteur de la santé est donc un fort générateur de projets pour tout ce qui concerne les objets connectés. Mais tout projet, aussi ambitieux et innovant soit-il, n’aura pas l’impact escompté s’il n’est pas adopté par les différentes parties prenantes.

Les études empiriques pour mieux définir le besoin...

L’enjeu d’adoption des objets connectés par les utilisateurs est aujourd’hui essentiel lors du développement et de la mise en place d’un tel projet. De part la diversité des besoins avec, d’un côté, le point de vue du professionnel de santé et, de l’autre, les attentes du patient, l’intention d’usage n’est pas chose aisée à estimer. Pour cela, il existe des modèles et théories qui peuvent être appliqués afin de déterminer les intentions d’usage d’une technologie et de l’adoption de celle-ci via une étude empirique.

Les théories d’adoption des technologies de l’IOT reposent sur l’identification des variables et des facteurs facilitateurs ou bloquants afin de pouvoir déterminer quels sont les leviers significatifs. Ces leviers peuvent être par exemple des attentes en termes de performance, de facilité d’usage, de fiabilité, ou encore des facteurs environnementaux, culturels et sociaux.
De part la nature impactante de la technologie, puisqu’elle touche la santé des patients, d’autres facteurs plus spécifiques sont également à exploiter : type de pathologie, conditions d’un traitement à domicile vs un traitement en établissement spécialisé, type de traitement, etc.

Le secteur de la santé représente donc un terrain d’étude complexe ; ces études empiriques obligent non seulement la prise en compte de facteurs généraux mais également de facteurs spécifiques et pointus, souvent difficiles à estimer et très variables en fonction de la pathologie en question. Elles sont néanmoins primordiales pour avoir une démarche au plus proche des besoins des utilisateurs et, ainsi, permettre de mieux accompagner la population cible.

...et une vraie expérience utilisateur pour une adoption totale

Les résultats de ces études, bien que empiriques, permettent de tirer des conclusions quant à l’intention d’usage ou de mettre l’accent sur un ou plusieurs aspects précis à améliorer. L’objet de santé doit certes remplir son rôle premier mais également s’accompagner d’une expérience utilisateur agréable ! Un design plus moderne, une ergonomie plus “user friendly”, rien ne doit être laissé au hasard.

La réalisation de ce type d’études permet donc d’apporter un avantage concurrentiel en termes d’informations et de positionnement au service d’une meilleure maîtrise de cette révolution que représente la technologie des objets connectés.

Mais ces grandes attentes, aussi bien du patient que du professionnel de santé ou de l’industriel,
ne devront pas oublier de se développer en tenant comptes des contraintes existantes, et notamment une qui n’a pas fini de faire parler de lui : le stockage et l’exploitation de nos données personnelles de santé.

Partagez cet article sur les réseaux sociaux