Business Intelligence & Green IT

Article paru le 29 septembre 2009 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans :

Terre en danger.Depuis quelques années, les entreprises amorcent un changement de stratégie, prenant en compte un nouveau paramètre : l’environnement. Cela touche tous les secteurs, donc forcément les Technologies de l’Information et de la Communication.

Aujourd’hui, les TIC génèrent 2% des émissions européennes de carbone. Afin de réduire ce pourcentage, certaines solutions sont mises en place comme le « Cloud Computing », le SaaS (cf. article précédent) ou encore la virtualisation.
Malgré cela, la consommation d’énergie des infocentres ne cesse d’augmenter. Il y a actuellement dans l’Union Européenne plus de sept millions de centre de données. Chaque année, ces centres consomment l’équivalent de l’énergie d’une grande ville française, soit quarante milliards de kilowattheures.

Des efforts sur une utilisation plus optimale de ces infocentres pourraient faire baisser leur nombre. Ainsi, la consommation d’énergie d’alimentation mais aussi celle de l’énergie utilisée pour les refroidir pourraient être minimisées
Mais on peut également envisager le problème différemment et voir les TIC non pas comme un facteur aggravant de la pollution mais comme une solution. On peut donc imaginer que les TIC peuvent permettre de réduire les 98% de la pollution qu’elle ne génère pas.

Actuellement, les entreprises disposent de puissants outils d’informatique décisionnelle. Ces derniers leurs fournissent des analyses régulières de leurs inventaires (produits et fournitures) et permettent ainsi d’ajuster leurs approvisionnements.
Ainsi, dans la distribution, des économies à grande échelle peuvent être réalisées. Grâce une gestion logistique améliorée,les décideurs disposent d’informations précises sur la consommation quotidienne des produits, selon les zones géographiques.
Il leur est ensuite profitable d’ajuster les approvisionnements, réduisant ainsi les coûts de transport etla pollution générée par ce transport.

Ce dernier point est loin d’être négligeable. En effet, la pollution due au transport est peut être celle où les TIC peuvent être les plus efficaces. Certaines études montrent qu’utiliser des systèmes de logistique de transport basés sur les TIC permettrait de réduire de 27% les émissions de carbone au sein de l’Union Européenne. Prenons par exemple le cas du transport aérien. Des systèmes de décision performants, prenant en compte l’historique des vols de la compagnie et se basant sur un suivi rapide de la demande, peuvent permettre d’ajuster la taille des avions aux réels besoins.
Cela permettrait d’éviter au maximum l’utilisation des gros avions, plus gourmands en carburants et donc plus polluants.

Seulement voilà, les grands éditeurs d’Informatique Décisionnelle ne suivent pas tous la tendance actuelle du « greenwashing ». Par exemple, Business Objects et Cognos ne proposent aucune offre « verte ». Seul SAS se démarque grâce à SAS for Sustainability Management.
Cet outil permet notamment de suivre les indicateurs clefs du développement durable ou la simulation de scénarios.

Alors à quand une offre plus large qui permettrait un plus grand impact sur la sauvegarde de l’environnement ? On attend la réponse des éditeurs.

Partagez cet article sur les réseaux sociaux