Closing to report : l’impact des nouvelles technologies de la production à l’analyse

Article paru le 29 août 2017 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Innovation Gestion Financière

L’enjeu de la fonction financière en entreprise est central : en effet, la recherche de profit va permettre d’assurer la survie de la société. S’il est nécessaire et primordial de pouvoir évaluer cette rentabilité, il l’est encore plus de pouvoir l’analyser selon différents axes : par produits, par services, selon des éléments saisonniers venant impacter le volume des ventes etc…afin de pouvoir correctement orienter les décisions stratégiques à prendre.

C’est sur la base d’éléments saisis en comptabilité, croisés avec des données liées à l’activité de l’entreprise, que le contrôleur de gestion va construire des analyses financières qui permettront de prendre les décisions stratégiques appropriées, ou, d’actionner les bons leviers pour faire face à un problème donné.

De la saisie en comptabilité à sa restitution, une donnée financière passe entre les mains de différents acteurs mais également d’une multitude d’outils. Si au début du contrôle de gestion il s’agissait d’outils de type bureautique, on retrouve désormais des outils de type Business Intelligence en plus des outils métiers comptables. Le développement fulgurant de ces nouvelles technologies a de ce fait transformé le métier du contrôleur de gestion : celui-ci passe désormais moins de temps à la production de données et se concentre principalement sur l’analyse.

« Closing to report » : de la clôture comptable au reporting financier

De manière périodique, une clôture comptable est réalisée par les services financiers. Elle peut être mensuelle, trimestrielle ou annuelle selon les entreprises. Il s’agit d’arrêter à un instant T l’état de tous les comptes, tout en incorporant les dépenses et recettes réalisées mais non encore comptabilisées. Pour les entités composées de plusieurs structures, il est également nécessaire de consolider ces données. Celles-ci sont ensuite restituées sous la forme de reportings : il peut s’agir de rapports, de tableaux de bord ou encore des obligations légales telles-que des bilans ou comptes de résultat consolidés.

Le contrôleur de gestion travaille à l’analyse de ces reportings, à la croisée des données financières et d’activité, de type volume des ventes par exemple. Ces reportings ont plusieurs finalités : suivre les écarts par rapport au budget prévisionnel, mettre en place des actions correctrices ou encore analyser l’impact des actions correctives déjà mises en place.

Ces reportings servent également de support à ce que l’on appelle le dialogue de gestion : l’une des missions du contrôleur de gestion est de rentrer en contact avec les différents services, d’exposer et faire comprendre ses analyses afin que tous les salariés soient acteurs de la bonne santé financière de l’entreprise et conscients des impacts de leur travail au quotidien. L’un des enjeux métier du contrôle de gestion est de montrer la valeur ajoutée des reportings aux différents services de l’entreprise, et surtout bien communiquer sur le fait qu’ils ne sont pas de simples outils de surveillance, au sens « espionnage » du terme.

Les enjeux des nouvelles technologies

Cette production de données et de reportings a ces dernières années beaucoup évolué. Quand une très grande majorité du temps du contrôleur de gestion était auparavant consacrée au recueil et à la production de données, cette partie est désormais assurée par les nouvelles technologies. Ces analyses sont pensées et construites par le contrôleur de gestion, mais elles sont par la suite alimentées de manière automatique. Le contrôleur de gestion recentre ainsi ses actions sur l’activité d’analyse, de dialogue et de mise en place de levier d’action.

Les enjeux sont multiples : des informations fiabilisées, exhaustives, dans des délais de plus en plus rapide permettant ainsi d’être réactif en cas de dérive.

Dans les années à venir, les directions financières vont consacrer un budget de plus en plus important dans la mise en place de nouvelles technologies pour leur reporting. Dans un monde ou tout évolue de plus en plus vite, cette rapidité de traitement représente un enjeu majeur. L’augmentation du volume de données à traiter est également une problématique qui va être résolue par des outils de plus en plus performants.

De quels outils parle-t-on ?

On retrouve deux types d’outil permettant l’automatisation de la clôture et la réalisation des reportings.

Dans un premier temps, la clôture est facilitée par des outils métiers, purement comptables, permettant d’automatiser des règles d’écritures, des ajustements, le passage de certaines provisions. Ces outils sont également capables de consolider les données afin de restituer les états comptables nécessaires lors des clôtures d’exercice, tel que la réalisation du bilan comptable et du compte de résultat. Ils permettent de répondre au besoin règlementaire, en assurant la fiabilité et la sécurité des données et de leurs retraitements.

Afin de consolider et traiter ce volume de données pour en restituer des analyses pertinentes, les directions financières font appel à la Business Intelligence (BI). De nombreuses directions financières utilisent des outils de BI, comme Business Objects, afin d’établir leur reporting et tableaux de bords. Ce sont dans les datawarehouse que vont pouvoir se croiser les données provenant du SI comptable mais également des autres systèmes d’information métiers de l’entreprise : grâce à des axes analytiques que ces données auront en commun, l’outil sera capable de mettre en lien ces informations et de construire des analyses pertinentes.

L’avenir du Big Data dans le reporting

Alors que les outils de BI ont permis une grande avancée dans la production des reportings sur la base des éléments financiers de l’entreprise, le Big Data commence à apparaître comme un outil permettant d’améliorer très fortement l’analyse, et ce en temps réel. Cette évolution est une nouvelle opportunité pour le métier de contrôleur de gestion, et pour l’entreprise elle-même. Alors que la BI permet d’automatiser le reporting préalablement défini par l’humain, le Big Data pourrait être à l’origine même de la création de ces analyses : les corrélations entre les finances et autres données internes ou externes seront déterminées par l’outil lui-même.

La puissance du Big Data permettra d’analyser encore plus finement les données, voir même de simuler de manière très précise les impacts des décisions possibles, tout en prenant en compte des liens de causes à effets qui n’auraient pu être imaginés avec les outils actuels.

Sources :

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