De futurs projets innovants pour voyager plus rapidement !

Article paru le 11 avril 2018 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Innovation Transports

Réduire notre temps de trajet et aller toujours plus vite, se rendre au travail ou voyager autour du globe en un rien de temps, telles sont les promesses des ambitieux projets initiés par des visionnaires. Qui n’a jamais rêvé de pouvoir faire un Paris/Pékin en 4 heures ? Ou encore un Paris/Marseille en 30 minutes ?

Ces projets ne manquent pas et vont profondément impacter tous les secteurs du transport mais aussi notre société toute entière. Les retombées économiques seront conséquentes, les voyageurs resteront plus longtemps sur leurs lieux de villégiature, l’immobilier sera dopé par une plus grande proximité des centres économiques et les coûts de stockage des marchandises seront diminués.

Des transports plus rapides en ville

Si la réduction du temps de transports passe beaucoup par de nouvelles machines et types de propulsions, côté transports urbains la problématique est un peu différente car elle ne repose pas uniquement sur la vitesse mais aussi beaucoup sur l’automatisation ou l’utilisation de transports alternatifs. Par exemple, Airbus travaille sur son projet de taxis volants électriques : CityAirbus. Cette innovation a pour but de réaliser des vols interurbains avec un premier vol de test en 2023.

Notons également l’automatisation progressive des lignes de métro (dont la ligne 4 à Paris sera entièrement automatisée en 2022) qui permet d’accroître la régularité et la capacité de transport de 15% en heure de pointe grâce à une réduction des intervalles entre les rames. Même dispositif pour le RER E qui sera semi-automatisé avec des tronçons spécifiquement conçus pour limiter l’impact sur toute la ligne en cas de problème.

De plus, d’ici 2021, de nouvelles rames équipées de nouvelles technologies sont attendues sur les différentes lignes RER et Transiliens.

Des projets ambitieux pour réduire les distances

Au niveau du transport sur de longues distances, de nouveaux acteurs prennent part à ces défis. Le développement de nouvelles machines n’est plus l’apanage des grands groupes industriels mais également de petites startups. En effet, pour développer un avion supersonique nous pourrions penser à Airbus ou Boeing. Ce projet est aujourd’hui lancé par une startup américaine de seulement 25 personnes, Boom Technology. Elle propose un avion de 50 places volant à 2300 km/h permettant, par exemple, de relier Paris à New York en 3h15 pour 2500$ (environ la moitié du prix du billet moyen sur Concorde). Le premier prototype est prévu courant 2018 pour une commercialisation autour de 2025. Japan Airlines s’est déjà montrée intéressée en achetant 20 exemplaires.

Parmi les autres projets en vogue, on peut citer le maintenant célèbre Hyperloop, développé par l’emblématique patron de Tesla et SpaceX, Elon Musk. Ce projet en « open source » permet à n’importe quel acteur s’intéressant à ce sujet de pouvoir exploiter cette technologie. Pour rappel, il s’agit d’un train magnétique circulant dans un tunnel sous vide et pouvant voyager à 1200 km/h. De nombreux projets relatifs à l’Hyperloop se sont lancés partout dans le monde et les derniers tests sont prometteurs. Beaucoup d’acteurs du transport comme la SNCF, Virgin America et les institutions investissent de plus en plus dans ce mode de transport. On estime le retour sur investissement à environ 30 ans, voire 10 ans pour les plus optimistes, avec un coût au kilomètre de 20 millions d’euros, semblable au TGV.

De nombreux défis à relever

Ces promesses ont de quoi faire rêver de nombreux voyageurs et hommes d’affaires. En revanche, de nombreux défis restent à relever, à savoir, les défis technologiques, écologiques, réglementaires et financiers. De nombreux projets innovants et de grande envergure ont déjà existé par le passé mais ont été des échecs commerciaux. Le plus emblématique de tous est certainement le mythique Concorde. Car bien qu’il fut une réussite technologique, il fut un échec commercial. Initialement commandé par 17 compagnies pour un total de 65 exemplaires, il ne sera au final opéré que par 2 compagnies avec un total de 14 avions en exploitation. Les raisons de cet échec sont multiples : un billet à environ 6000€ pour faire un aller simple Paris/New York, une facture de carburant colossale avec la flambée des prix du pétrole, 20h de maintenance pour 1 heure de vol (contre 2h pour un avion classique), une interdiction du survol supersonique au dessus des Etats-Unis et une réglementation plus sévère sur les nuisances sonores ont précipité la fin du bel oiseau, en plus de son triste crash en 2000.

Les projets existent et vont arriver vite, reste maintenant à savoir quelles en seront les limites.

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