Fraude et innovation : pour plus de sécurité

Article paru le 21 septembre 2015 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Innovation Banque, Finance, Assurances

Fraude à la carte bancaire : la France n°1 en Europe

Les fraudes à la carte bancaire sont de plusieurs natures : l’utilisation par un tiers d’une carte perdue ou volée, la contrefaçon d’une carte, ou encore, dans le cadre des ventes à distance comme sur internet, l’utilisation des données de la carte par une autre personne que le titulaire alors que ce dernier est encore en possession de la carte.

Une étude européenne estime le montant de ces fraudes en 2013 à 1,55 milliard d’euros. Le taux de fraude en France est estimé en 2013 à 0,08% du montant des transactions effectuées, soit 469,9 millions d’euros d’après l’observatoire de la sécurité des cartes de paiement. Près de 800 000 français ont été concerné par des actes frauduleux.

Ce taux fait de la France le pays numéro 1 de la fraude à la carte bancaire en Europe.

Le e-commerce au cœur de la fraude

Quelques chiffres permettent d’illustrer l’importance d’internet dans ce domaine : la fraude sur internet représente 64,6% du montant total de la fraude en France, alors que les transactions en ligne ne représentent que 11% des sommes payées par carte. Ces chiffres peuvent être expliqués notamment par le fait que seul un site d’e-commerce sur deux possède un dispositif de paiement sécurisé. Ainsi, seul 30% des paiements par carte se sont faits via transactions sécurisées en 2013.

Il existe des solutions pour lutter contre la fraude en ligne. La plus connue des consommateurs est le système 3D Secure, développé et mis en place par le GIE CB, qui permet un niveau de sécurité élevé grâce l’envoi d’un code de validation par sms. Ce système s’avère néanmoins couteux (mise en place du système, plateforme d’envoi de sms et coûts d’envoi) et de nouvelles possibilités émergent.

L’innovation au service de la sécurité et de la réduction des coûts

Vialink par exemple a mis au point le système Link Mobile. Cette solution offre une double sécurité pour les adeptes du mobile banking : au moment du téléchargement de l’application mobile, un mandat se lie au smartphone de l’utilisateur. Cette action, transparente, permet d’offrir une sécurité accrue. En effet, seule la combinaison smartphone et mot de passe permet d’accéder à l’application et aux services de m-banking. L’authentification du client s’effectue à la première connexion à l’application mobile grâce à un OTP (One Time Password) transmis par sms. Ce mot de passe permet par la suite de valider les achats en ligne et encourage grandement une utilisation 100 % mobile. Le système d’OTP représente un gain de coût car il se substitue à l’envoi de sms par la banque au moment de la validation en ligne d’achat via les systèmes tels que 3D Secure.

En 2015, une autre nouveauté attire l’attention du plus grand nombre. L’entreprise française Oberthur Technologies a développé une carte bancaire ultra sécurisée nommée Dynamic Code. Fini le traditionnel cryptogramme à trois chiffre : un écran LED incrusté dans la carte affiche un cryptogramme évolutif qui change toutes les heures et ce grâce à un algorithme intégré dans la puce. Cet écran LED n’altère ni le poids ni la taille d’une carte traditionnelle et possède une batterie d’environ trois ou quatre ans. Ce système offre l’avantage d’intégrer directement dans la carte le système de sécurité : tout piratage des informations de la carte sera rendu obsolète grâce au changement de cryptogramme ! La carte devrait permettre de réduire le nombre de sms envoyés par le système 3D Secure et réduire drastiquement le nombre de fraudes en ligne.

Globalement, la réduction de la fraude, et les problématiques de sécurité en règle général, sont étroitement liés à l’évolution et l’innovation technologique proposée par les acteurs du marché.

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