L’avenir de MySQL

Article paru le 3 mai 2009 | Partager sur les réseaux sociaux

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Logo de mysql - sunMySQL est un système de gestion de base de données créé par la société MySQL AB.

La première version de ce système voit le jour en mai 95 et assure dès lors la renommée du dauphin Sakila, emblème de la compagnie.

Après de nombreuses versions et son inclusion au système LAMP (pour Linux, Apache, MySQL, PHP), MySQL est racheté en janvier 2008 par la compagnie Sun. Ce rachat avait été à l’époque très bien accueilli par la communauté du logiciel libre, qui en espérait notamment une amélioration des performances du système.

logo d'OracleAujourd’hui, c’est au tour de Sun d’être racheté par Oracle, éditeur bien connu du système de gestion de base de données éponyme.

Doit-on craindre que la version 5.1, version stable actuelle de MySQL, soit la dernière ?

Pour répondre à cette question, voyons quels sont les atouts de MySQL. Tout d’abord, ses clients, avec 11 millions de clients dans le monde et des références telles que Google ou encore You tube, MySQL est un leader des SGBD. Mais le plus important reste sa distribution sous « dual licence », il existe, en effet, deux modes de distribution pour ce logiciel : une version libre sous licence GPL et une version propriétaire.

Pour abandonner MySQL, Oracle pourrait donc simplement arrêter de mettre à jour la version GPL, voir abandonner la version propriétaire et ne continuer qu’à honorer les contrats de maintenance.

Toutefois, la version GPL reste disponible pour qui souhaite la faire évoluer. Mais, pour un projet de cette ampleur, une communauté de grande envergure est nécessaire.

Pour cela, les anciens développeurs de MySQL, ceux ayant quitté la communauté lors du rachat par Sun et ceux quittant la communauté suite au rachat par Oracle, se sont dit prêt à continuer le développement de la version GPL. Mais qui peut fédérer cette communauté.

C’est encore de l’histoire de MySQL que vient la réponse. Michael Widenius, un des co-fondateurs de MySQL, s’est porté volontaire pour endosser cette responsabilité.

Une seule contrainte donc pour MySQL : changer de nom, ce dernier étant désormais la propriété d’Oracle.

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