L’informatique décisionnelle dans les nuages

Article paru le 5 janvier 2010 | Partager sur les réseaux sociaux

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Comme nous l’avions évoqué dans un précédent article, la BI est en train d’entrer dans le SaaS (Software as a Service). Nous avions pu voir les avantages en terme de coût et de performance, mais aussi les inconvénients en terme de migration et de confidentialité des données.

Depuis quelques années, un nouveau terme à la mode a fait son entrée : le Cloud Computing.

Le Cloud Computing ou « Informatique dans le nuage », existe depuis 2005, avec Amazon en pionnier puis avec l’arrivée de Google et de IBM. Le principe est proche du SaaS, mais va plus loin dans l’externalisation, la virtualisation et la mutualisation.
En effet, il ne s’agit plus de virtualiser un logiciel, mais également d’externaliser le stockage, la CPU et la bande passante. Les logiciels et les données sont stockés dans des serveurs n’appartenant plus à l’éditeur, mais dans des datacenters gigantesques tels que ceux d’Amazon ou de Google.

En comparaison du SaaS, les avantages et inconvénients sont alors décuplés :

  • Les coûts sont diminués : l’éditeur n’a plus besoin d’acheter de serveurs,
  • Le stockage devient illimité puisqu’on stocke le logiciel et les données dans des datacenters de milliers de serveurs, nommés « fermes de serveurs »,
  • Les performances sont accrues puisque les infrastructures utilisées peuvent donner une puissance presque infinie,

Par contre, la confidentialité, qui était déjà le principal point noir du SaaS, devient préoccupante. En effet, les données sont complètement soustraites à l’éditeur, on ne sait plus où elles se trouvent réellement, à contrario du SaaS où on sait qu’elles se trouvent dans l’un des serveurs de l’éditeur !
Quand on sait que pour beaucoup d’experts la BI fait partie des avantages concurrentiels, il serait dangereux de perdre ou de se faire voler ces données.

Nuage ou Ecran de fumée ?

Il y a quelques mois, lors du CloudWorldExpo qui s’est tenu les 12 et 13 août derniers à San Francisco, 5 éditeurs de solutions SaaS se sont associés pour faire une proposition commune de Cloud Computing décisionnel.

Ces 5 éditeurs sont les suivants :

Si le coté technique semble être assuré, le coté commercial est quant à lui beaucoup moins évident.
Les entreprises qui voudraient utiliser ce système devront signer des contrats avec chacune des parties, donc 5 contrats, 5 tarifs. Pour une offre qui se dit commune, cela ressemble plus à un casse tête juridique en cas de litige et à un casse tête pour l’évaluation tarifaire. En effet, selon l’éditeur, la facture se fera au volume de données (Vertica), à l’heure d’utilisation (RightScale, Amazon), au trafic réseau (Amazon), en abonnement mensuel (JasperSoft, Talend).

Le SaaS pourrait donc se faire rapidement dépasser par le Cloud Computing, mais cela devra passer par une offre commerciale cohérente et surtout l’assurance de confidentialité et de sécurité sensiblement égales à ce qu’il se fait in situ.

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