L’open innovation pour créer les transports de demain

Article paru le 4 octobre 2015 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Innovation Transports

Les innovations et en particulier les transformations digitales ont été placées au cœur des stratégies des acteurs du Transport mais nécessite de bousculer les usages du secteur. Dès lors, l’open innovation est particulièrement prisée dans le secteur.

Faire émerger et partager les idées est le premier palier d’une démarche d’innovation

En interne, de nouveaux leviers ont fait leur apparition ; tels que la dématérialisation des boites à idées sur des intranets ou Réseaux Sociaux d’Entreprise (RSE).

Mais pour voir de nouvelles idées émerger, les acteurs du transport ont compris qu’il fallait requérir à des regards externes et mobiliser des compétences nouvelles dont ils ne disposent pas.

Pour l’amélioration des services de Transport, les premiers consultés ont été les voyageurs. Dès le début des années 2000, SNCF lançait TGV Lab, une communauté d’idée dédiée au service du transporteur.

Vers un large écosystème de réflexion et de mise en œuvre

Les acteurs du Transport s’entourent désormais de professionnels du Transport et des nouvelles technologies.

En juin 2015, SNCF, Canal TP et Conveyal organisaient la 5ème édition du MeetupOpen Transport, un rendez-vous d’échange et de valorisation des projets innovants.

La Fabrique des mobilités initiée par l’ADEME (l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) est un nouvel accélérateur d’innovation européen qui sera présenté lors de Futur en Seine 2015, le festival numérique d’Ile de France. La création de cette structure repose sur la conviction de faciliter la mise en relation d’un large écosystème et de faire “émerger une culture commune de l’innovation dans l’action. (sic)”.

Dans l’aérien, des acteurs majeurs se sont aussi associés à travers un incubateur dédié au tourisme. Air France, Aéroports de Paris et Amadeus (fournisseur de solutions) font ainsi partie des membres fondateurs du Welcome City Lab qui propose quatre axes de travail : la formation, l’incubation, la veille et l’expérimentation.

Faciliter la mise en œuvre de projets innovants

Une culture d’innovation se doit d’être réactive et transforme les habitudes au sein des organisations. Afin de faciliter l’émergence de concepts innovants concrets, les acteurs du transport organisent des challenges tels que les Hackathon auprès de développeurs et de start-up.

Lors du #bangbanghack organisé par RATP fin 2014, l’agence digitale Milky a ainsi proposé une solution de mobilité augmentée grâce à l’utilisation de la technologie iBeacon dans le métro parisien.

Les innovations couvrent aussi les processus industriels du transport. SNCF a récemment lancé le Challenge Digital notamment axé sur l’utilisation des objets connectés pour la gestion de l’infrastructure.

La sélection, la valorisation de meilleures idées et l’aide à leur financement visent à industrialiser ces solutions.

Une nouvelle culture néanmoins structurée

La démarche d’Open Innovation nécessite un cadrage des axes de travail ; la mise en place d’outillage telles qu’une plateforme de partage et de communication.

L’organisation d’événements dédiés aux développeurs impose une politique d’ouverture des données.

Enfin, des points de vigilances devront être suivis :

  1. Obtenir la participation active de clients et d’experts métier de l’entreprise afin d’établir un lien avec la réalité du terrain.
  2. S’assurer d’une interopérabilité relative entre les innovations et systèmes industriels déjà en place.

Notes

Chiffres clés  : 160 PROJETS soumis à SNCF dans le cadre du Challenge Digital (2015)

Sources

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