L’organisation au service de l’innovation

Article paru le 3 avril 2015 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Organisation

Dans un contexte de plus en plus changeant et compétitif, l’innovation est aujourd’hui incontournable. L’adaptabilité face aux évolutions du marché, ainsi que la capacité à stimuler l’innovation, sont devenus des enjeux clé pour les entreprises. Comment l’organisation peut-elle répondre à ces défis ?

Selon le Harvard Business Review, « la moitié des produits que nous utiliserons dans 10 ou 15 ans n’existent probablement pas encore » [1] . Pour d’une part s’adapter aux innovations et aux nouvelles pratiques du marché, et d’autre part stimuler l’innovation au sein de ses équipes, comment l’entreprise peut-elle mettre son organisation au service de l’innovation ?

Une organisation plus intégrée

Les nombreuses innovations technologiques ont transformé les pratiques des consommateurs : ceux-ci recherchent dorénavant une expérience utilisateur cohérente, entre leurs diverses interactions avec l’entreprise (application mobile, services en ligne…). L’organisation de l’entreprise n’est pas toujours capable répondre à cette attente : trop souvent les différentes interfaces sont gérées en silo.

L’entreprise doit alors faire face à deux challenges : se réorganiser pour avoir une approche plus intégrée de l’expérience utilisateur, et attirer de nouveaux talents pour intégrer les compétences nécessaires pour ces nouveaux enjeux digitaux.

La cohabitation de plusieurs modèles

Cette nouvelle organisation engendre de nouveaux modes de travail. C’est notamment le cas pour les métiers liés à une prestation de service (banque) : l’ensemble des processus métier au contact des clients est modifié pour s’adapter aux nouveaux comportements et aux évolutions technologiques (par exemple, services de banque en ligne).

Enfin, certaines entreprises maintiennent deux modèles en parallèle : l’un correspondant à leur cœur de métier traditionnel, l’autre répondant aux nouveaux besoins des consommateurs. Ce double modèle permet de répondre à la fois aux attentes des marchés matures et aux marchés émergeants moins marqués par le digital.

L’organisation comme facilitateur de créativité

En interne, l’innovation est souvent confiée à une cellule dédiée (R&D, Ingénierie…). Pour plus de rapidité et plus de réactivité, des processus de validation allégés sont mis en place.
En revanche, certaines entreprises encouragent l’innovation à travers l’ensemble de l’entreprise, comme par exemple Reckitt Benckiser, avec sa plateforme en ligne « idealink ».

Toujours dans un souci de rapidité et de flexibilité, une plus grande autonomie est accordée aux structures régionales et nationales. Comme l’explique le PDG Rakesh Kapoor, « les talents ne veulent pas travailler dans une bureaucratie. » [2]

D’autres entreprises telles que Google ou Shell accordent à leurs salariés du temps dédié aux projets personnels, afin de stimuler leur créativité.

Vers un processus d’innovation hybride

Au-delà de son activité interne, l’entreprise innove également grâce à des contrats ou alliances avec des partenaires externes, ou encore via une fusion-acquisition [3]. En cas de manque de structure ou connaissances adaptées, l’entreprise peut revendre son projet : c’est ce dont a bénéficié Apple en développant l’iPod et iTunes sur la base d’une idée d’Alan Fadell, ancien Philips/ General Magic [4].

Aujourd’hui, l’innovation est de plus en plus un processus hybride, soit une combinaison d’innovation interne et d’innovation ouverte. Les entreprises invitent de plus en plus à la réflexion leurs fournisseurs mais aussi leurs clients ; c’est ce que l’on peut par exemple voir avec Lego qui invite ses fans à partager leurs idées sur une plateforme internet [5].

L’innovation est un enjeu au cœur de la stratégie de l’entreprise. L’organisation de l’entreprise doit ainsi favoriser la collaboration et la transversalité pour optimiser la créativité de ses salariés. Une réorganisation et des outils collaboratifs ne suffisent cependant pas ; une conduite du changement est indispensable pour assurer l’efficacité de toute transformation : d’une part pour éviter le rejet des nouveaux modes de travail, d’autre part pour créer une émulation entre les collaborateurs et favoriser une véritable culture de l’innovation.

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