La gestion du contenu et le Cloud Computing

Article paru le 14 décembre 2010 | Partager sur les réseaux sociaux

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Le club e-services a eu l’occasion de participer au salon « Info to Doc » qui s’est tenu les 23 et 24 novembre au CNIT de La Défense. Au cours de ce salon, nous avons participé à diverses conférences et échangé avec les professionnels du marché. Un des sujets importants était l’utilisation du Cloud Computing pour la gestion de contenu de l’entreprise. Décryptage.

La gestion de contenu

Markess International nous a présenté les résultats de sa dernière étude concernant les nouveaux besoins des entreprises et leurs approches par rapport à la gestion du contenu :

  • 48% des entreprises interrogées font appel à l’AMOA pour la gestion du contenu.
  • En terme de valeur, le marché lié à la gestion du contenu est estimé, en 2010, à 700 millions d’euros et pourrait avoir une croissance de 8% d’ici 2012.
  • Les entreprises sont de plus en plus regardantes vis-à-vis des problématiques de conservation des données notamment pour des raisons légales et de valeur probante en cas de litige.

Le Cloud Computing

Le principe du Cloud Computing est de permettre aux entreprises de confier à un « fournisseur Cloud » certains aspects de son système d’information. On distingue trois niveaux. Il est possible d’externaliser uniquement la partie matérielle (serveur, stockage, etc.) : on parle d’IaaS : Infrascture as a service. L’entreprise peut aller plus loin en ne maintenant que les applications, c’est le PaaS (Platform as a Service).
Et elle peut même aller au bout de cette logique en externalisant l’ensemble des éléments matériels et logiciels : il s’agit alors du fameux SaaS (Service as a Software), qui consiste concrètement à louer un logiciel plutôt que de payer sa licence et de devoir gérer les serveurs.

Selon Markess International, pour qui le Cloud Computing est en pleine expansion, les entreprises l’utilisent principalement pour des besoins de stockage et de sauvegarde de leurs données.

Deux raisons principales expliquent l’essor de ce nouveau concept. La première est liée à son expérimentation qui se révèle être facile à mettre en place et qui ne nécessite pas d’investissements en infrastructures (optimisation des coûts). La seconde est que la mise en service du concept est rapide et la virtualisation du serveur permet un accès à distance à tous les collaborateurs. Ainsi, les grands noms parmi les éditeurs se précipitent pour supporter le Cloud Computing (Documentum, Alfresco, etc.).

Toutefois, il convient d’avoir un œil critique sur cette nouvelle technologie. La question de la sécurité et de la confidentialité des données stockées se pose, notamment parce que les informations sortent de l’entreprise.
De plus, le client se retrouve très dépendant de son prestataire. Enfin, le Cloud Computing soulève des problèmes d’ordre légal : il n’existe encore aucun cas juridique sur cette technologie.
Et le risque de litige est accentué par le caractère transnational car la jurisprudence de chaque pays possède des définitions différentes de ce que constitue sa valeur probante.

Quoi qu’il en soit, le club e-services continuera de suivre ce sujet prometteur dans le cadre de sa veille.

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