La protection des contenus audiovisuels sur les plateformes de streaming : nouvel enjeu pour les acteurs de l’audiovisuel

Article paru le 26 octobre 2015 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Médias

Nouveau mode de consommation, le streaming est aujourd’hui une des premières sources d’accès aux médias, le site Youtube générant à lui seul entre 3 et 4% des pages web vues dans le monde. Parmi les vidéos mises en ligne, des contenus originaux bien sûr mais également des vidéos ne respectant pas les droits d’auteur. Face à ce constat, les grands acteurs de l’audiovisuel, lésés par ces vidéos illégales, s’organisent pour garantir leurs droits.

Il y a encore quelques années, il n’était pas rare de trouver un film complet sur YouTube. Aucun contrôle n’était effectué sur les vidéos mises en ligne et les producteurs et diffuseurs ne pouvaient que constater les dégâts et faire retirer les vidéos illégales une fois celles-ci disponibles sur le site.

Devant le manque à gagner important que ces vidéos créent pour le marché de la VOD, la vente de DVD ou le replay, de nombreux groupes audiovisuels ont dans un premier temps saisi la justice pour tenter de faire valoir leurs droits. Les plateformes de streaming ont ainsi mis en place des solutions afin de garantir la préservation des droits d’auteur.

C’est ainsi que Google a mis en place depuis 2007 la solution Content ID, tandis que Dailymotion s’est allié depuis 2008 avec l’INA et sa solution INA Signature, ces deux systèmes étant utilisés par un nombre croissant d’acteurs du secteur.

Dans les deux cas, le principe est similaire : l’ayant droit envoie au système de protection l’œuvre à protéger sous forme d’un fichier vidéo accompagné de métadonnées qui fournissent les informations sur la vidéo, son propriétaire et la politique de droits à appliquer. L’ensemble de ces informations vient alors alimenter un référentiel de signatures auxquelles sont comparées toutes les nouvelles vidéos téléchargées sur la plateforme sur la base d’algorithmes de reconnaissance de son et d’image capables de reconnaitre des vidéos même retouchées.

Selon la politique de protection définie par le propriétaire des droits, les vidéos contrevenantes pourront alors soit être supprimées, soit être monétisées : les revenus publicitaires générés par la vidéo seront alors partagés entre Youtube et le propriétaire des droits.

Partagez cet article sur les réseaux sociaux