La voiture autonome : avancées et perspectives

Article paru le 4 septembre 2017 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Newsletter Transports

Certains constructeurs promettent une commercialisation de voitures autonomes à l’horizon 2020 mais il faudra certainement attendre encore plusieurs années avant de voir ce type de véhicule se démocratiser sur nos routes.

Une technologie coûteuse

Le passage d’une étape de prototype à celle d’une production grand public nécessite un investissement conséquent. En effet, les technologies de pointe qui composent ces voitures (lasers, caméras, ordinateur de bord, …) sont extrêmement coûteuses.

Par exemple, le LIDAR (Light Detection and Ranging, une technologie munie de faisceaux lasers permettant d’analyser l’environnement à 360°) développé par Velodyne, qui équipe notamment le prototype de Ford ainsi que les premiers modèles de Google Car, coûte 75.000$. De plus, cette technologie n’est pas encore assez compacte et doit encore subir des modifications de design pour voir sa taille diminuer. C’est pourquoi ce type de véhicule ne sera destiné au grand public que dans plusieurs années.

Un avenir prometteur pour les voitures autonomes

Cependant, en raison du grand nombre de voitures neuves vendues chaque année dans le monde (80 millions), on peut imaginer que les voitures autonomes bénéficieront du même essor que les smartphones par exemple, qui sont apparus en 2007 et se sont vendus par milliards en moins de dix ans. De plus, de nombreuses entreprises commencent à se lancer dans le développement de nouveaux LIDAR et prévoient de les commercialiser à des prix beaucoup plus bas. Ces nouveaux entrants devraient permettre de réduire drastiquement le coût lié aux composants des voitures autonomes, et rendre le prix de ces véhicules abordable.

Selon un nouveau rapport de Navigant Research, le nombre de voitures autonomes vendues passera de 8.000 véhicules par an en 2020 à 95,4 millions par an en 2035. Ces véhicules représenteront 75% des ventes des véhicules légers. On peut donc d’ores et déjà supposer qu’il y aura dans un avenir relativement proche des millions de voitures sans conducteur sur nos routes, lorsque notre environnement urbain et légal aura évolué.

Les transports autonomes

Mais l’usage de cette technologie ne s’arrête pas seulement à la voiture. Deux entreprises françaises se sont récemment lancées dans le développement des bus autonomes, et pour le moment, ce sont les deux seules entreprises au monde sur ce marché. Selon le créateur de Navya, l’une de ces deux entreprises, les bus autonomes sont « un concept qui peut s’adapter partout, qui est surtout conçu pour assurer un flux régulier de navettes sur de grands sites privés, comme des ensembles industriels ou des aéroports pour relier, par exemple, des Terminaux aux différents parkings. »

Toujours au stade du prototypage, ce projet en pleine expansion semble très prometteur, puisque le marché des bus autonomes est estimé à 515 milliards de dollars d’ici 2035. Les deux entreprises multiplient leurs tests de grande ampleur, et verront bientôt leurs véhicules circuler sur des sites industriels et même en centre-ville, toujours dans le cadre de tests.

La voiture autonome offre de nouvelles perspectives de développement pour les constructeurs. Il subsiste encore des barrières technologiques, réglementaires et sociétales pour assurer une commercialisation de ces véhicules.

Les recherches en termes d’autonomie ne concernent pas seulement le transport particulier mais également le transport collectif. L’autonomie va entraîner une profonde transformation du secteur des transports.

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