Le Cloud au service des DSI

Article paru le 23 mai 2016 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Cloud Transformation SI

Tour d’horizon de l’usage du Cloud en France

D’après l’INSEE, 36% des entreprises de plus 250 employés basées en France se sont abonnées à des outils Cloud en 2014. Ce chiffre tombe à 12% pour les entreprises de plus de 10 employées contre 19% en moyenne pour l’Union Européenne. Face à un score de 40% pour les entreprises italiennes et de 51% en Finlande le constat est sans appel : la France accuse un retard non négligeable.

Les services les plus plébiscités sont, sans surprise, le stockage de fichiers et la messagerie qui permettent une relative indépendance de l’entreprise par rapport au Cloud. D’autres services, plus avancés, tels les CRM ou les outils de comptabilité sont moins adoptés par les entreprises françaises.

Des opportunités à exploiter

Les avantages du Cloud sont pourtant indéniables, notamment en termes de souplesse et de maîtrise des coûts. Il n’est désormais plus nécessaire d’héberger ses propres serveurs informatiques, infrastructures coûteuses à maintenir et à faire évoluer. Ces tâches incombent aux fournisseurs de services Cloud puisque de nombreux outils sont maintenant livrés clés en main, dans des délais d’intégration réduits. Ce business model permet au DSI de réduire la durée de leurs projets informatiques et leur donne ainsi un certain droit à l’erreur et une amplitude plus large dans l’expérimentation de nouveaux outils.

La DSI du groupe 3SI (3 Suisses) a bien compris l’envergure des possibilités offertes et a lancé l’impulsion en guidant l’entreprise vers un modèle numérique basé exclusivement sur le Cloud. Ce nouveau système permettant une gestion des stocks en temps réel a favorisé, par exemple, la diminution par un facteur 25 des annulations de commandes suite à un défaut de stock.

Une stratégie Cloud globale nécessaire

Sans stratégie fédératrice on se dirige vers une déstructuration du SI qui serait composé, en plus des infrastructures existantes, de différents services Cloud disparates et dérationalisés. En effet, les achats de services Cloud sans validation de la DSI (Shadow IT) se multiplient et ont des conséquences désastreuses sur les performances du système. Ce phénomène complexifie la gestion du réseau, cause des litiges avec les fournisseurs de cloud officiel et engendre des risques sur la sécurité, etc.

En réponse à ces dérives, la DSI doit se positionner en fournisseur de services pour ses clients internes, tout en garantissant performance et sécurité.

Une transition à maîtriser

Le passage vers le Cloud se caractérise par un glissement très important des dépenses d’investissement de capital (CAPEX) vers des dépenses d’exploitation (OPEX). Par conséquent, il est crucial de s’assurer que la baisse des coûts de mise en place et de maintenance des infrastructures on-site ne soit pas compensée par les coûts d’utilisation des services Cloud.

Les compétences à mobiliser sur un SI utilisant massivement le Cloud sont également différentes. En effet, les développeurs et les architectes devront être formés pour savoir utiliser de façon optimale de nouveaux outils.

Concernant les données, le SI va se retrouver face à deux écueils à éviter. Premièrement, avec des données provenant de plusieurs fournisseurs et des infrastructures on-site, il y a un risque de perte de vision transverse. Il faudra mettre en place les outils nécessaires à l’obtention de cette vision tout en anticipant les coûts cachés. Deuxièmement, il y a des risques liés à la sécurité du réseau. Pour garder le contrôle de ses données, il faudra signer chez des fournisseurs capables de résister aux attaques des pirates les plus habiles.

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