Le DevOps : un nouveau mode d’organisation pour les DSI

Article paru le 19 juillet 2015 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Organisation Agilité Tribune

Bon nombre d’entreprises, françaises ou internationales, développent au sein de leur structure des démarches de DevOps, dont le marché devrait atteindre 2,3 milliards de dollars en 2015.

Qu’est-ce le DevOps ?

DevOps, concaténation du mot « Développement » et du mot « Operations », pouvant être traduit en français par « production », est un mouvement ayant fait son apparition en 2009. Le DevOps est aujourd’hui utilisé par près d’un quart des 2000 plus grandes organisations mondiales, avec pour objectif de promouvoir du mieux possible un travail commun entre les différentes parties prenantes d’un projet SI (notamment entre développeurs et chargés d’exploitation).

Ce mouvement trouve sa source dans le fort développement de l’entreprise numérique, nécessitant une révision des méthodes de création d’applications. L’apparition de nouvelles technologies, de nouveaux supports ainsi que de constantes évolutions réglementaires, obligent les acteurs du SI à s’adapter rapidement aux changements. La méthode Agile, permettant de répondre en partie à cette nécessité d’adaptation continue, est désormais entrée dans les moeurs, et ses avantages dans différents contextes ne font aujourd’hui plus débat. Si le développement logiciel a été à l’origine de l’émergence de l’agilité, il convient aujourd’hui d’exporter son mode de pensée aux autres acteurs du projet.
Dans ce contexte, mettre en place une politique d’agilité commune entre développeurs et exploitants apparaît non seulement bénéfique mais également nécessaire pour la DSI, se devant d’être modulable et réactive.

Le DevOps, plus une philosophie plus qu’une avancée technologique

Lorsque l’on évoque le DevOps, il est important de rappeler que ce dernier ne se définit pas comme étant novateur d’un point de vue technologique. Il n’est pas question ici d’implanter au sein de son organisation une méthode qui sera génératrice d’outils révolutionnaires. On parle ici plus d’une mise en valeur d’un mode de fonctionnement, d’une philosophie que d’une volonté de la part des décideurs d’implémenter un nombre considérable de nouveaux systèmes en interne.

Le DevOps s’appuie sur le principe suivant : le déploiement et l’exploitation d’un système d’information constituent des activités à part entière de son cycle de vie, et doivent in fine être considérées comme telles. De la même manière que la phase de codage d’une application s’inscrit dans une logique d’agilité, il convient de penser et d’agir de la sorte durant la phase finale du développement.

Via la mise en place de cette méthode, les entreprises voient là l’occasion de réduire les délais de mise à disposition des infrastructures. Pour ce faire deux leviers s’offrent à elles :

  • Adapter le processus de mise en production, considéré par beaucoup comme trop contraignant,
  • Favoriser la communication et la définition d’une trajectoire commune entre développeurs et exploitants.

A terme, le but est de définir des modes de fonctionnement communs entre les différents partis, basés sur les volontés de chacun : production régulière d’évolutions et réactivité côté développement, et stabilité de la production pour l’exploitation.

Réactivité et stabilité sont deux notions qu’il est difficile de combiner dans un contexte SI. Cependant, cette combinaison peut être accompagnée par l’automatisation des tâches récurrentes et sujettes aux erreurs humaines, notamment dans la préparation des plateformes de production. Via la mise en place de nouveaux outils, on pourra par exemple automatiser la configuration des serveurs, les déploiements d’applications critiques ou encore les différents tests d’infrastructures.

Réactivité, objectifs communs, automatisation et cohérence sont les maitres mots du DevOps, adoptée par beaucoup, et amenée très probablement à se développer pour à terme devenir la norme au sein des DSI.

Tribune de Clément Escaffré, Consultant mc²i Groupe

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