Le Low-code, défi d’avenir pour les DSI

Article paru le 26 septembre 2017 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Transformation SI Management des SI

Low-code, quezako ?

Le Low-code a pour objectif de simplifier et de vulgariser le développement applicatif pour le rendre accessible aux professionnels comme aux novices à travers trois principes fondamentaux. Le Low-code permet dans un premier temps de générer automatiquement du code à l’aide d’extrapolations de processus. Cette programmation est alors dite « visuelle » en adoptant les interfaces « drag and drop » qui associent pictogrammes visuels et lignes de code. Enfin, le développement est également dirigé par les modèles. L’utilisateur a à sa disposition des modèles applicatifs sur la plateforme afin de l’aider à produire sa propre application.

Des plateformes agiles

Grâce à un important vivier de code, la démarche des développeurs est redéfinie : davantage de temps consacré à la recherche de nouvelles fonctionnalités plutôt qu’à la façon dont celles-ci sont générées.

Une plateforme Low-code permet de fonctionner en itération sur des projets de développement. La rapidité de développement et l’intégration automatisée des données utilisateurs sont des atouts non-négligeables. Ce type de solutions permet d’effectuer les tests et également d’intégrer les retours utilisateurs pendant le développement. De ce fait, le projet se prémunit contre l’effet tunnel.

Le Low-code est en ce sens un framework sans limite réelle de développement qui enrichit d’une multitude de modèles la base de données du développeur. On retrouve ici une situation analogue aux solutions open source.

Des solutions encore imparfaites pour les DSI

Si les plateformes Low-code semblent riches en atouts pour les entreprises les utilisant, nombreuses sont les DSI qui ont relevées des points de freinage quant à l’utilisation de ces solutions. Ces services vont devoir faire face à de nouvelles problématiques intrinsèquement liées à l’utilisation du Low-code :

Les inquiétudes des DSI se concentrent sur deux aspects. Dans un premier temps, les analyses ont montré que les performances de ces plateformes de Low-code peuvent être amoindries. En effet, l’environnement de développement n’est plus un critère différenciant et les performances sont donc standardisées. Les DSI s’interrogent ainsi sur la capacité des applications à s’adapter à un changement d’ordre de grandeur de la demande.

Le deuxième aspect qui inquiète les DSI concerne la perte de contrôle sur les applications utilisées dans l’entreprise. La vulgarisation du développement offre la possibilité aux développeurs non-professionnels de créer leurs propres applications. On retrouve au sein des entreprises des utilisateurs qui pourront répondre à leurs propres besoins sans se soucier des méthodes ou référentiels de sécurité de l’organisation. C’est ce qu’on appelle plus communément le Shadow IT. Il en découle des questions de sécurité de l’information et de vulnérabilité du SI.

Vers une amélioration de l’efficience des DSI

L’utilisation de ces plateformes ne préserve pas du développement spécifique. Le codage reste obligatoire dans les phases de création d’interfaces utilisateurs et d’intégration. Le Low-code offre donc la possibilité aux entreprises de réduire leurs besoins en experts externes dans ce domaine au profit des DSI qui peuvent garder le contrôle sur ces applications.

Gartner estime qu’un peu moins de la moitié les applications métiers seront élaborées grâce au Low-code. Cela dit, nous pouvons conclure que ces plateformes seront une source exponentielle de modèles de développement. En termes de maintenance applicative, une unique base de code permettant de réduire les potentielles erreurs et la sécurité informatique pourra être renforcée.

Des plateformes à l’avenir prometteur

Marché estimé à 15,5 milliards d’euros d’ici 2020, l’enjeu du développement du Low-code réside dans la prise en main de ces solutions par d’importantes entreprises du type d’IBM, mais également par un changement de vision des DSI.

Un rendu visuel clair offrant des processus adaptés, une offre multi-devices, une fiabilité renforcée et une facilité de maintenance ; autant d’atouts qui permettraient aux DSI de s’approprier cette solution.

Cependant, le Low-code ne peut être efficient dans toutes les organisations et peut rencontrer des rigidités lorsque les DSI essayent de l’associer à une gouvernance non adaptée. Avant que ces plateformes soient utilisées par toutes les DSI, il sera important d’apporter des améliorations en termes de performances mais pas seulement. Les DSI nécessitent d’être accompagnées dans la conduite du changement pour permettre une intégration des utilisateurs au plus tôt dans les processus d’adaptation des applications. Elles devront également repenser entièrement la gouvernance de ces différents chantiers pour atteindre les résultats souhaités.

Guillaume Loarec

Sources :

- http://www.zdnet.fr/blogs/green-si/le-low-code-une-chance-que-la-dsi-ne-doit-pas-manquer-39849364.htm

- http://sdtimes.com/guest-view-five-reasons-low-code-development-no-longer-optional/

- http://www.pcmag.com/article/345661/building-an-app-with-no-coding-myth-or-reality

- http://sdtimes.com/low-code-development-seeks-accelerate-software-delivery/

- http://www.cio.com/article/2845378/development-tools/use-low-code-platforms-to-develop-the-apps-customers-want.html

- http://www.silicon.fr/low-code-menace-dsi-169544.html

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