Le crédit revolving

Article paru le 4 décembre 2009 | Partager sur les réseaux sociaux

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Les slogans des distributeurs de crédits revolving vantent les mérites de ce mode de financement : « Besoin d’argent rapidement ? », « Augmentez votre pouvoir d’achat », « C’est le moment de financer toutes vos envies ! ».

Principe du crédit Revolving

Appelés également « crédits permanents » ou « crédits renouvelables », les crédits revolving sont distribués par les banques, des établissements de crédit spécialisés (Cetelem, Sofinco, Cofinoga, etc.) et des distributeurs (Auchan, Darty, Ikéa...). Ils permettent à l’emprunteur de disposer très rapidement d’une somme d’argent qu’il peut dépenser à sa guise.
Le volume de crédit disponible se reconstitue au fur et à mesure des remboursements effectués et de la diminution du capital restant dû.
Le montant mis à disposition est déterminé en fonction des besoins de l’emprunteur ainsi que de sa capacité de remboursement.
Les taux d’intérêts pour cette liberté de dépenser varient de 15 % à 20 % selon les offres.

Remboursement

Le rythme des remboursements est laissé au choix du bénéficiaire dans la limite du respect d’un minimum mensuel.
Comme pour tout crédit, chaque mensualité se décompose de deux parties :

  • la première a pour objet le paiement des intérêts dû sur le capital effectivement emprunté,
  • la seconde a pour objet le remboursement d’une partie du capital emprunté.

Les établissements de crédits proposent en général deux modes de remboursement : Le mode rapide et le mode lent

  • Le mode rapide permet, grâce à de fortes mensualités, de rembourser capital et intérêts.
  • Le mode lent quant à lui permet de ne rembourser que des intérêts dans un premier temps

Le risque de surendettement

Ce type de crédit est particulièrement attrayant pour les personnes disposant de revenus bas du fait de la faiblesse des mensualités, compensée par un taux d’intérêt particulièrement élevé, et une durée de remboursement potentiellement infinie (si les mensualités ne servent à rembourser que des intérêts et pas de capital).
Cela constitue une quasi-rente pour les établissements prêteurs, pour lesquels le crédit revolving est très profitable en dépit du risque de défaut d’une partie des emprunteurs. Cette rente devient même permanente lorsque le client décide de réutiliser sa réserve d’argent. Ce qui peut rapidement se traduire par une situation d’endettement permanent qui tourne vite au surendettement.

Évolutions législatives

Un projet de loi doit être prochainement débattu à l’assemblée nationale.
Il permettra dès le début de l’année 2010 d’encadrer la publicité autour de ce produit, ainsi que le commissionnement des vendeurs.
De surcroît, la loi imposera au crédit d’être assorti d’un amortissement : les consommateurs, qui aujourd’hui peuvent rembourser indéfiniment les intérêts d’un crédit sans cesse renouvelé, rembourseront désormais forcément une partie du capital.
Enfin, le projet de loi actuel prévoit l’obligation pour les prêteurs de vérifier la solvabilité des emprunteurs, notamment en consultant le fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) de la Banque de France. Cela implique, de modifier les Systèmes d’Information de nos clients et notamment les flux de données qu’ils transmettent à la Banque de France et les règles de scoring et d’octroi du crédit.

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