Le prêt de particuliers à particuliers

Article paru le 9 juillet 2012 | Partager sur les réseaux sociaux

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Le prêt de particuliers à particuliers

Depuis la crise financière de 2008, les investisseurs songent à placer leurs économies sur de nouveaux marchés moins risqués que les places boursières. Le consensus entre rentabilité et sécurité semble pouvoir résider dans le prêt entre particuliers avec des taux supérieurs aux placements sans risques tels que les assurances vies ou le livret A et avec des risques modérés.

A qui s’adresse ce type de prêt ?

Il peut être difficile de contracter un crédit lorsque notre stabilité financière n’est pas avérée. Que la cause soit une période d’essai trop longue, des études coûteuses, une situation familiale contraignante, nombreuses sont les raisons pouvant entraîner une impossibilité d’emprunter. A l’inverse, par des temps où la bourse est instable, proposer à un investisseur de prêter à des taux pouvant dépasser les 10% plutôt que de laisser son argent dormir sur un compte épargne peut revêtir des avantages plus que certains.

Quels acteurs les proposent ?

Actuellement, le prêt de particulier à particulier s’organise autour de sociétés permettant de faire se rencontrer des parties qui contractualisent de gré à gré sous forme de reconnaissances de dettes avec acte sous seing privé. De grandes banques telles que la BRED du groupe BPCE ont commencé à s’intéresser à ce phénomène. Elles développent des offres permettant de s’occuper des collectes et des transferts de fonds ainsi que des éventuelles relances d’impayés.

Quels intérêts les banques ont-elles à proposer ce type de service ?

Du point de vue purement bancaire, proposer un service tel que celui-ci permet de devenir l’intermédiaire du transit et du dépôt des fonds et de capter de nouveaux clients. Les banques proposent aux clients de mettre à leur disposition leurs infrastructures et leurs expertises à moindre frais (entre 0,5 et 1,5% des sommes incriminées) tout en cadrant de manière plus officielle les échanges pécuniaires.
Elles couvrent ainsi le risque de défaut de paiement en le reportant sur la partie prêteuse. Par ce biais, les banques ont une nouvelle solution pour amortir les investissements couteux relatifs à leurs systèmes d’information en gagnant à la fois de nouveaux clients et en récupérant une commission sur le flux financier.

Quels impacts sur le Système d’Information ?

Le traitement de ce type de prêt ne nécessite aucune évolution de SI à proprement parlé puisque ce service peut être assimilé à un produit traditionnel contracté entre deux entités. Cette offre ne requière que la mise en place d’un nouveau produit ainsi que des saisies informatiques classiques. Les impacts se situent principalement du point de vue comptable, avec des répercutions sur le plan et le bilan comptable de la banque et du point de vue éditique avec la création et l’édition de document spécifique.

Le système « Tontine »

Par ailleurs, le système de prêt entre particuliers offre la possibilité du « N pour un » c’est-à-dire N prêteurs pour un bénéficiaire. Ce principe, appelé « Tontine », existe déjà aujourd’hui notamment dans le cadre de la mise en place de SCI (Société Civile Immobilière). L’écart entre le principe de P à P et la Tontine se trouve dans la manière de rémunération qui passe des intérêts de l’emprunt à la collecte de dividendes sur le capital investi.

Le prêt de particuliers à particuliers fait partie intégrante de l’émergence de la « banque 2.0 » dont l’essence même est de s’affranchir des intermédiaires et d’explorer de nouveaux modèles économiques basés sur le communautarisme, comme le Mobile Banking a pu le faire avec l’arrivée des smartphones.

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