Le secteur audiovisuel, quel positionnement dans le paysage français ?

Article paru le 2 décembre 2013 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Médias

1980 : 6 chaînes de télévision.

Aujourd’hui : plus d’une centaine et de nouveaux support de diffusion…

Retour sur les causes de l’expansion du secteur audiovisuel français, et ses enjeux…
 

Un secteur intégré au paysage économique français

Le secteur audiovisuel français représente aujourd’hui « une valeur ajoutée de 9,3 milliards d’euros, soit l’équivalent du secteur automobile, et un poids supérieur à l’industrie pharmaceutique ou au transport aérien » comme le rapporte le producteur Jean-François Boyer dans Le Monde.

Cet élargissement du paysage audiovisuel français s’explique avant tout par la multiplication des plateformes de diffusion. Jusqu’à la fin des années 1980, ce paysage s’articulait autour de six grandes chaînes : cinq chaînes nationales gratuites et une chaîne payante (Canal +), diffusées par voie hertzienne en mode analogique.

Est apparue dans les années 1980 la télévision par câble, dans les années 90 la télévision par satellite, puis en 2005 la télévision numérique a été lancée.

Enfin, La technologie mobile de troisième génération (UMTS) permet désormais la diffusion de chaînes de télévision sur les terminaux mobiles.
 
Les chaînes de télévision s’organisent autour de trois modèles, répondant à trois logiques commerciales totalement différentes :

  • Le modèle des chaînes privées gratuites (ex : TF1 ou M6)
  • Le modèle des chaînes privées à péages (ex : Canal +)
  • Le modèle des chaînes publiques (ex : France Télévision)
     

Diversifier pour mieux conquérir…

La notion de diversification est une constante majeure du développement fulgurant de ce secteur. Diversification des plateformes de diffusion mais aussi diversification des programmes. Les chaînes cherchent à proposer des programmes innovants afin de se démarquer de la concurrence tout en souhaitant plaire au plus grand nombre. C’est ce qu’on appelle l’aspect « biface » du marché.
 
Les chaînes de télévision souhaitent en effet diversifier leurs programmes afin de se démarquer de la concurrence, mais en même temps et afin d’être rentables, doivent avoir un maximum d’annonceurs achetant des espaces publicitaires. Elles doivent donc trouver le juste milieu entre l’intérêt que les téléspectateurs accordent aux contenus et l’envie des annonceurs d’acheter des espaces publicitaires vus par le plus grand nombre.
 

Rassembler… et se rassembler !

 
Face à cette dualité d’objectifs, le secteur a vu apparaître des groupements de chaînes, à l’instar de TF1 ou M6.

Les groupes achètent les droits des programmes et peuvent ainsi les diffuser sur leurs différentes chaînes. Cette rationalisation des process « groupe » permet une optimisation du coût des grilles et une automatisation des processus qui crée un besoin urgent d’adaptation des SI.

Multiples, ces besoins peuvent concerner aussi bien les besoins d’intervention au niveau des fonctions supports qu’au niveau métier.

mc²i Groupe est depuis plusieurs années au cœur de ces problématiques et est déjà intervenu chez les quatre plus grands acteurs du secteur, à savoir les groupes TF1, France Télévision, Canal+ et M6.
 

Et demain ?

Avec la multiplication des plateformes de diffusion apparaissent de nouveaux comportements et de nouveaux besoins clients. Les différents acteurs se doivent donc de s’adapter et d’innover, sans perdre de vue un enjeu devenu crucial avec la multiplication des supports et des offres : la fidélisation du téléspectateur.

Et vous, plutôt replay ou film du dimanche soir ?

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