Le serious game : un outil sérieux pour se former

Article paru le 5 septembre 2012 | Partager sur les réseaux sociaux

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Dans leur processus de formations, la plupart des grandes entreprises cherchent à mettre en œuvre des solutions optimisées et innovantes pour accroître l’intérêt et la capacité d’apprentissage de leurs salariés.

Ainsi, depuis une dizaine d’années, le virtuel a fait son apparition au sein des formations en entreprise. Le détournement du jeu vidéo pour proposer des formations plus ludiques et moins traditionnelles a vu naître un outil : le serious game.

Objectif : Inciter les salariés à se former !

La vocation d’un serious game est donc d’inviter un utilisateur à apprendre, à s’entraîner, à se former par le jeu en allant de l’application informatique ludique au réel jeu vidéo.

De par leur caractère novateur, les serious games rendent plus interactives et attractives les formations auprès des collaborateurs et contribuent à développer une image de l’entreprise plus innovante. Ainsi, on constate une assiduité plus forte aux modules de formation et une mémorisation sur le long terme plus importante que les outils plus classiques grâce aux mises en situation proposées.

De ce fait, l’intérêt porté par les entreprises à l’égard des serious games ne cesse de croître. Selon une étude de l’IDATE, ce marché représentait en 2010, 1,5 milliards d’euros au niveau mondial et pourrait atteindre 10 milliards en 2015.

En réponse à cette demande, de nombreux éditeurs, estimés à plus de 150 en France, ont investi le marché. Alors qu’initialement les serious games étaient réservés aux grands comptes capables d’investir jusqu’à 300 000€ pour s’offrir des outils sur mesure, de nombreux éditeurs tels que ItyStudio ou KTM Advance proposent désormais des outils standards grâce à la création de jeux génériques pouvant facilement être adaptés à tout type d’entreprise et de secteur, et être complétés par des personnalisations.

C’est le cas de l’entreprise Renault qui a lancé « Ultimate Sales Manager » visant à accompagner les professionnels de la vente vers une amélioration de leur relationnel client.

« 83% des vendeurs se déclarent satisfaits, tous vont jusqu’au bout de la formation, certains recommencent naturellement deux ou trois fois et se challengent entre eux, pour le plaisir », affirme Hervé Vialle, Responsable Formation de Renault.

Making-of de Renault Ultimate Sales Manager

De son côté, Disneyland Paris avait besoin de mieux former les 100 000 agents de voyages européens commercialisant des séjours dans le parc. « Disney stars, l’agence virtuelle » a été mis en place. 6000 joueurs l’ont utilisé depuis fin janvier 2012 avec un temps de jeu constaté de plus de 25 heures par personne, y compris en dehors des heures de travail. Perçu comme un outil facilement reproductible et attractif pour les collaborateurs, le serious game utilisé pour former les salariés séduit de plus en plus d’entreprises.

On estime que la moitié des entreprises du CAC 40 ont leur propre jeu vidéo pédagogique.


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