Les fonds ISR font leur percée dans le monde de la finance.

Article paru le 13 janvier 2011 | Partager sur les réseaux sociaux

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Les fonds d’investissement socialement responsable (ISR) ont trouvé leur place dans le monde de la finance et ont même réussi à surperformer leurs indices pendant la crise.

Sur le marché français, la gestion (ISR) continue à accélérer sa croissance avec des encours détenus en 2009 dépassant le seuil de 50.7 milliard d’euros, soit une progression de 70% par rapport à l’année 2008.
Cette gestion a attiré l’attention de plusieurs métiers de la banque, ainsi on retrouve les fonds (ISR) dans la gestion d’actifs, l’analyse sell-side, la banque de détail voire dans l’investissement immobilier.
La gamme de produits qui autrefois était réduite aux actions se diversifie et couvre aujourd’hui des produits monétaires, obligataires et quelques fonds diversifiés.

Contexte et nouveaux marchés

Avec la financiarisation des pratiques du développement durable et la mise en place d’un dispositif législatif favorable : « Loi de Grenelle », qui exige une plus grande transparence des rapports annuels et des documents destinés aux souscripteurs, le climat est aujourd’hui propice aux fonds ISR pour gagner des nouveaux marchés.
Ainsi, le dernier trimestre de l’année 2010 sera marqué par la commercialisation d’une nouvelle classe d’obligations émises par des institutions de microfinance, projet crée par Nyse-Euronext et Microfis.
La gestion ISR profite aussi du contexte actuel des débats sur les retraites, pour mettre en place des investissements immobilier sociaux visant à rompre l’isolement des retraités.
L’offre est de plus en plus abondante au niveau de l’épargne salariale et enfin, les sociétés de gestion comptent bientôt développer leur offre ISR en direction des particuliers.

Objectif de la gestion ISR

« Le premier objectif de l’ISR n’est pas de battre le marché à court terme, mais de retenir les entreprises les mieux armées pour affronter les enjeux de demain » (Jean François Descaves, président et directeur de la gestion de la Financière de Champlain).
Ainsi, sa démarche consiste à allier aux critères financiers purs des critères extra-financiers qui s’apprécient à travers une analyse basée sur la pondération de critères ESG (environnement, social et gouvernance) des données reçues par les agences de notations.
Un système d’information difficile à mettre en place La gestion des fonds (ISR) nécessite une analyse des critères ESG pour évaluer les risques et les opportunités auxquelles sont confrontées les entreprises et avoir une meilleure appréhension de leur valeur à long terme. Une telle analyse demande la mise en place d’un outil d’aide à la décision qui soit capable d’intégrer les données financières ainsi que les notes extra-financières dans les systèmes de gestion et d’analyser les portefeuilles selon les critères ESG. Ainsi, on retrouve RI Search chez Axa IM et SRI (Sustainable Rating Integrator) chez AMUNDI.
La mise en place d’un tel outil nécessite un travail approfondi à la fois en termes de méthodologie et d’informatique.

Aujourd’hui, l’enjeu d’avoir un système d’information efficace est majeur pour les sociétés de gestion adeptes de la gestion ISR ; les méthodes de pondération des critères ESG étant différentes d’une société de gestion à une autre et les performances extra-financières ne sont pas à ce jour objectivement mesurées.

Sources  :

- Challenges
- Euros du Village

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