Les formations digitales de demain sont-elles compatibles avec les SI d’aujourd’hui ?

Article paru le 13 novembre 2018 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Ressources humaines

Le domaine de la formation professionnelle est particulièrement concerné par les nouvelles technologies et la transformation digitale. En effet, de nombreux contenus tels que les MOOC, SPOC ou le e-learning se généralisent progressivement en entreprise. Il devient ainsi possible de suivre une formation de manière autonome, avec une tablette, en direct ou en différé, accompagné d’un intervenant et/ou plusieurs collaborateurs. Plusieurs aspects expliquent le succès du digital et laissent à penser sa pérennité. La personnalisation des contenus apporte une première satisfaction. C’est une source de motivation d’avoir un apprentissage en adéquation avec ses compétences et ses activités. Ces dispositifs peuvent être également suivis à un rythme adapté. Cette souplesse permet de s’organiser et d’être responsable de sa formation. D’autre part, la facilité à se former limite les contraintes logistiques et géographiques.

Plus besoin de se déplacer ou d’apporter son matériel. La formation digitale ne demande bien souvent qu’un accès à internet. Sans oublier la productivité des formations qui constitue un argument financier pour les entreprises. Tous ces aspects répondent à un ajustement des compétences, au travers d’une méthode attrayante. On peut se demander sous quelles formes seront les formations digitales de demain ? Et, comment les intégrer aux SI actuels ?

Les nouvelles tendances

Les nouveautés proposées sur le marché sont toujours plus créatives. Seulement, elles ne sont pas forcément adaptées à tous les secteurs et professions. De plus, les mettre en place, peut s’avérer couteux et complexe d’un point de vue technique. Ainsi, parmi les différentes solutions d’apprentissage identifiées, quatre semblent très compatibles en entreprise et s’inspirer de l’évolution de notre société.

Il y a le social learning qui permet de partager et d’échanger avec d’autres personnes à distance via des outils collaboratifs ou des réseaux sociaux d’entreprise. Chaque intervenant peut ainsi interagir avec une communauté. Cette méthode donne la possibilité de capitaliser, de collaborer ou encore de progresser à plusieurs. La différence avec un format d’apprentissage plus classique, réside dans le fait que le stagiaire participe à son propre apprentissage. Il collabore avec le formateur et les différents apprenants. Il n’est donc plus uniquement destinataire d’un savoir enseigné.

Le micro learning est une autre méthode d’apprentissage à distance qui se compose de modules courts (2 à 15min). Ils ciblent des notions ou une activité précise. Ces formations rapides répondent à des besoins immédiats et sont accessibles à la demande. Cette tendance s’adapte parfaitement à notre mode de vie actuelle.

Dans les tendances à venir, les chatbots et assistants personnels intelligents s’intègrent à présent facilement dans un contenu d’apprentissage. En parlant et échangeant avec nous dans notre quotidien. Que ce soit sur les messageries instantanées ou sur internet, ils se proposent de nous aider en répondant à nos interrogations. Ils deviennent utiles au travers d’interventions immédiates. Cette démarche peut ainsi dynamiser un contenu, réadapter des exercices et aider de façon plus personnalisée à assimiler des connaissances.

La réalité virtuelle et augmentée font également parties des formats les plus dynamiques et recherchés de la formation. Déjà présentes dans certains secteurs, elles apportent un apprentissage immersif et une véritable mise en condition. La scénarisation et la projection d’une situation presque réelle permet un apprentissage innovant où la pratique et la théorie sont développées en simultané.

La stratégie de formation à travers les SI

D’un point de vue stratégique, les SI formations ne peuvent plus se centrer uniquement dans une démarche d’investissement traditionnel. Il n’existe pas de SI Formation capable de proposer tous les formats d’apprentissage et de s’adapter constamment aux nouvelles tendances. Aujourd’hui, l’investissement se fait au travers de plateformes et services. A première vue, il semble très accessible de disposer de ces fonctionnalités, les startups dans le domaine étant également attractives et proposant toujours plus d’innovations ergonomiquement attirantes.

Cependant, les outils de formation sont nombreux et leur écosystème complexe. L’interconnexion devient essentielle car elle permet d’avoir un apprentissage dans sa globalité et d’apporter une cohérence entre les applications. Un des premiers points de vigilance est le système d’authentification. Il est vite désagréable de s’identifier à plusieurs reprises ou de disposer d’identifiants différents entre les applications. Faire communiquer les outils entre eux, offre un gain de temps pour les utilisateurs et apporte une fluidité dans la pratique. La mise en place d’interfaces est également préconisée afin d’assurer un partage des informations. La RGPD imposant une sécurisation des données, les outils doivent également pouvoir répondre aux contrôles actuels imposés.

Cette ère de la digitalisation doit donc être solutionnée par des plateformes innovantes en contenu mais également adaptées aux contraintes réglementaires d’aujourd’hui. L’intégration d’un nouveau dispositif, même simple, dans un SI existant, s’accompagne d’une réflexion organisationnelle des flux. Les nouvelles formations digitales peuvent ainsi paraître très accessibles pour toutes entreprises désireuses d’être innovantes dans ces formats d’apprentissage professionnels ; néanmoins, leurs mises en place demandent une véritable analyse au préalable de l’écosystème SI de l’entreprise.

Article rédigé par Aurélie SUTTER

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