Les marchés émergents

Article paru le 24 janvier 2011 | Partager sur les réseaux sociaux

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Investir au Brésil, en Russie ou encore en Afrique pouvait passer pour un pari plus que risqué, il y a encore quelques années, mais c’est aujourd’hui devenu une réalité.

Sous ce terme « marché émergent », on retrouve les pays qui profitent d’une forte croissance économique et ont donc une forte demande de produits et services. C’est, autrement dit, des marchés qui possèdent un potentiel important.

Ce concept est né au début des années 80 lorsque les pays dits en développement ont vu affluer les premiers investissements et ont su montrer au reste du monde des réelles opportunités, mais c’est la crise financière de 2008 qui a su réellement donner un nouvel élan aux marchés émergents.
En effet, pendant que l’économie mondiale souffrait et peinait à reprendre son souffle, les cotations des puissances émergentes ont su résister et ont affiché des performances non négligeables en 2009 et depuis le début de l’année 2010.

Pour mieux qualifier les acteurs de ce marché, de nombreux acronymes sont apparus dont BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) avec des déclinaisons telles que BRICM (ajout du Mexique) et BRICS (ajout de l’Afrique du Sud).
Ainsi, aujourd’hui, tous les établissements financiers (banques, gestionnaires d’actifs) proposent des investissements sur ces marchés. En affichant des risques élevés mais également un historique présentant une forte rentabilité, les banques ne peinent pas à trouver des investisseurs et la part des financements sur ces pays ne cesse de croitre.

Il est important de rappeler que près de la moitié des entreprises actuellement cotées en bourse sont situées dans ces pays émergents et, selon Goldman Sachs, la capitalisation des investissements dans les pays émergents connaîtra une augmentation importante pour atteindre 80 000 milliards de dollars en 2030 (face à une capitalisation actuelle de 14 000 milliards).

Mais les spécialistes ne manquent pas de souligner les risques que présentent ces investissements. C’est-à-dire des facteurs tels que la stabilité politique (les variations boursières dans certains pays sont très importantes en période d’élections et la stabilité des gouvernements en place reste à démontrer), le respect des lois internationales (les liquidités et l’évaluation de la monnaie ne sont que quelques exemples des règlements existants), etc.
De plus, le spectre de la spéculation à outrance n’est jamais très loin et on parle déjà de bulle sur les marchés émergents…

N’oublions pas que ces marchés dépendent avant tout du bon vouloir des investisseurs et que ce qui est recherché avant tout est le profit.

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