Les objets connectés : pour une meilleure consommation du contenu média

Article paru le 8 juin 2016 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Médias Objets connectés - IOT

Le secteur de l’IoT ("Internet Of Things"), est en pleine expansion. Selon l’Idate (Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe), il existerait déjà 15 milliards d’IoT contre 4 milliards en 2010, soit deux fois plus que la population mondiale…

Dans un monde où le consommateur est exigent en instantanéité et friand de mobilité, ces objets s’adaptent aux nouvelles tendances en offrant des possibilités inattendues.

De la télévision classique au streaming et à la VOD

Les habitudes de consommation ont déjà été chamboulées par l’arrivée de la VOD, du replay, ou encore du streaming. Les vidéos en streaming remplacent peu à peu la télévision classique (direct ou rediffusion). Cette ascension s’illustre par l’arrivée de Netflix et les émissions disponibles en Replay, ou les films en VOD sur les sites des chaines de télévision.

Selon la dernière édition du rapport du Consumer Lab d’Ericsson, les offres de télévision classiques sont désormais considérées par beaucoup de consommateurs, comme des stocks de contenus dans lesquels l’utilisateur sélectionnera des éléments afin de les enregistrer et de les regarder plus tard. Cela contribue également à la montée du « visionnage compulsif » de séries TV complètes et de sagas cinématographiques, par opposition à la télévision classique qui impose une attente d’une semaine pour voir le nouvel épisode d’une série.

Les écrans de télévision laissent place aux smartphones et tablettes

Les 16-34 ans déclarent désormais visualiser plus de 50% de leur contenus vidéos sur leurs smartphones et tablettes (ou ordinateur portable) plutôt que sur la télévision. Les tablettes sont privilégiées pour des contenus plus longs (films ou séries), alors que les téléphones portables servent surtout à regarder des vidéos courtes (utilisation de Youtube notamment).

Les objets connectés suivent cette tendance

Les objets connectés s’adaptent à ce nouveau mode de consommation : Kipstr, un bracelet connecté inventé par deux jeunes anglais, permet de déterminer le moment où l’on s’endort devant sa télé et enregistre automatiquement le programme en cours.
Dans le même esprit, la télécommande pourrait être remplacée par de nouveaux objets connectés : cet été, une collaboration entre la BBC et la start-up This Place a permis de tester un nouveau système, qui permet de contrôler la télévision avec son cerveau.

Ce contrôle par la pensée a été réalisé grâce à un prototype de casque, appelé le « Mind Control TV ». Les 10 volontaires ont réussi avec un peu d’entraînement à monter le son et choisir un programme à visionner.

Un peu moins futuriste, l’application Peel permet de transformer son téléphone portable en télécommande unique pour toute la maison.

Une opportunité pour les télécoms

Les télécoms sont au fait de l’opportunité économique que représente l’essor du « tout connecté », et la concurrence s’annonce rude : LG Uplus a annoncé cet été son ambition de devenir le premier fournisseur de l’IoT d’ici 2020. Son vice-président a déclaré alors : « Nous voulons devenir le premier fournisseur de l’IoT au monde d’ici 2020 en menant la prochaine « ère vidéo » où toute activité quotidienne sera reliée par des contenus vidéo. »

Pour y parvenir, une diffusion vidéo de haute qualité ainsi qu’une connexion fiable sont primordiales. Ainsi, les fournisseurs doivent s’assurer de la qualité et la robustesse de leur réseau pour répondre à ces besoins.

En parallèle, les infrastructures ne doivent pas être négligées. C’est pourquoi des investissements colossaux ont été réalisés. La vente aux enchères des fréquences 4G, qui s’est récemment terminée, illustre ce point. Pour les opérateurs, cette vente était indispensable et les fréquences vitales pour absorber la demande exponentielle des clients dans le très haut débit mobile.

Les limites de l’IoT

Certains freins persistent quant à l’émergence et à la profusion des objets connectés. Les inquiétudes principales des consommateurs concernent la question de la dépendance ainsi que la sécurité des données. Ainsi, 70 % des Français pensent que les objets connectés présentent un risque de dépendance, d’assistanat et de piratage tandis que 77 % craignent pour la sécurité de leurs données personnelles.
Un autre défi sera de savoir traiter les informations récoltées ou échangées : interfaçage entre l’objet connecté et le système d’information, traitement de données massives...

Sécurité des données, Big Data ou problématiques d’interfaçages, les acteurs IT devront mettre tout en œuvre pour conforter les objets connectés dans leur expansion.

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