Les rouages de l’industrialisation des tests

Article paru le 11 août 2011 | Partager sur les réseaux sociaux

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Depuis le début de l’année, le club HSI organise des rendez-vous éditeurs et participe à des évènements liés à l’industrialisation des tests fonctionnels. Nous partageons avec vous le résultat de ces rencontres.

Qu’est-ce que l’industrialisation ?

Derrière ce terme austère se cache la notion de rationalisation pour structurer de manière efficiente et rentable les outils et les hommes.

Ses objectifs sont :

  • De minimiser les risques de régression : une anomalie à corriger en production est plus coûteuse qu’un dysfonctionnement de recette,
  • D’automatiser les tâches répétitives et réorienter le testeur vers des activités à forte valeur ajoutée,
  • D’augmenter la combinatoire des cas de tests,
  • De donner des indicateurs objectifs.

Le vecteur principal de l’industrialisation est aujourd’hui l’automatisation.

Attention elle ne se limite pas uniquement à cet aspect et concerne entre autre :

  • La mise en place d’outils :
    • Outils de gestion de tests (gestion des exigences, des incidents),
    • Outils d’aide aux tests statiques (compilateurs),
  • Outils d’aide à la spécification des tests : génération d’un référentiel de tests à partir de processus métiers,
  • Outils d’aide à l’exécution et l’enregistrement des tests (automatique ou manuel, mesure de la couverture du code),
  • Outils de tests de performance et de montée en charge.
  • La délocalisation de services :
    • Le cloud testing (l’utilisation de ressources ou d’architecture technique via Internet en vue de tester un applicatif), adapté pour les tests de performance et de montée de charge de sites web,
  • La sous-traitance des tests (On-site, On shore, Near-Shore d’un point de vue local/national et Off-Shore hors territoire)
  • Les méthodologies ou modèles (Agile, CMMI),
  • Les formations et certifications (ISTQB).

Comment industrialiser ?

Toute industrialisation doit respecter une démarche vertueuse. Véritable projet dans le projet, elle nécessite un investissement initial conséquent qui est souvent sous-estimé. L’organisation déjà en place et dédiée aux tests est souvent utilisée comme référence pour estimer la faisabilité.

Si le projet pilote est satisfaisant, le déploiement à l’ensemble de l’organisation doit respecter les points suivants :

  • S’inscrire dans une démarche d’amélioration continue en intégrant les retours des équipes,
  • Fournir le support et l’assistance nécessaire,
  • Ne pas oublier que ce sont les tests qui supportent le métier !

Quelle est la tendance du marché du test ?

La Journée Française du Test Logiciel en avril dernier s’est conclue sur la professionnalisation du testeur et sa reconnaissance en tant que métier.

En outre le marché du test n’est pas encore arrivé à maturité : on lui prédit une croissance proche de 10% pour les 4 à 5 années à venir.

Enfin la tendance s’est confirmée en 2010 : les dépenses liées aux tests et à la qualité ont été plus importants que ceux alloués au développement !

Sources :

  • Syllbus ISTQB version 2010
  • Bernard Homès : « Amélioration de la rentabilité des tests », Journée Française du Test Logiciel 2011
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