Politique monétaire : fonctionnement et impacts dans les SI

Article paru le 12 décembre 2011 | Partager sur les réseaux sociaux

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L’Europe traverse en ce moment une crise qui a pour origine la dette des États et dont la conséquence principale est la remise en question de la monnaie européenne. La présence de mc²i Groupe au sein de nombreuses banques et institutions financières publiques nous permet d’être un témoin privilégié de l’actualité et de vous en expliquer les rouages.

La politique monétaire regroupe l’ensemble des actions prises par l’autorité monétaire (en Europe, il s’agit des banques centrales nationales et de la banque centrale européenne, BCN et BCE) afin de remplir un objectif de stabilité des prix.

Lorsque cet objectif est atteint, la politique monétaire a pour but d’aider à la réalisation des objectifs de la politique économique : croissance, plein emploi, équilibre extérieur.

Les armes des banques centrales

Les banques centrales, en tant que « banques des banques » disposent de trois instruments (ou taux) pour assurer leurs rôles :

  1. Le taux de refinancement qui est le principal taux directeur des banques centrales. Il définit à quel taux la banque centrale va prêter aux banques commerciales. Cela permet de réguler l’activité économique par l’apport (taux faible) ou le retrait (taux élevé) de liquidités aux banques commerciales. Une croissance économique forte favorise l’inflation, et inversement.
  2. Le taux de rémunération des dépôts qui est le taux auquel sont rémunérés les dépôts des établissements financiers auprès de la BCE. Un taux élevé incite les banques à faire des réserves de liquidités, et limite par conséquent l’expansion du crédit.
  3. Le taux du prêt marginal qui est l’équivalent du taux de refinancement mais pour les prêts à très court terme (quelques jours).

Quels impacts pour nos clients ?

Ces taux sont observés en permanence par les spécialistes des marchés financiers et interviennent dans les différents métiers de la banque.
Lorsqu’une banque centrale décide de modifier l’un de ses taux, les impacts se font ressentir au niveau des référentiels, du calcul du risque, des crédits, de la comptabilité, des frais bancaires, etc.

L’impact le plus marqué se trouve au niveau stratégique avec des questions d’arbitrage : comment aller chercher des liquidités au coût le plus bas ? Vais-je placer mon excédent de trésorerie sur le marché interbancaire ou directement à la BCE ?

A long terme la politique monétaire influe sur le comportement des banques les incitant à prendre plus ou moins de risques notamment en termes de facilité de crédit.

On constate donc que toute une série de briques fonctionnelles sont soumises à la fluctuation des taux de Banques Centrales.

Sources :

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