Quelle stratégie mobile en 2016 ?

Article paru le 19 avril 2016 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Mobile Transformation digitale Services mobiles

Une approche « mobile first » s’impose

On compte en France 30,4 millions de mobinautes, soit 55,6%* de la population et 80% d’entre eux se connectent à l’internet mobile de façon quotidienne. L’internet mobile, qui représentait en 2014 38% du trafic internet global, a atteint 43,7% pour septembre 2015, et ne cesse d’augmenter, à tel point que Google favorise depuis le 21 avril les sites dits « mobile friendly » en termes de référencement [1] . Ces chiffres sont en relation avec l’évolution de la consommation de data en France, qui a été multiplié par 6 depuis 2013 (ARCEP). D’où l’importance pour les entreprises d’abandonner l’approche traditionnelle selon laquelle elles conçoivent en premier lieu la version desktop d’un site, pour la décliner ensuite sur smartphones et tablettes. En effet, cette approche ne répond pas aux attentes des utilisateurs mobiles car elle se traduit souvent par une simple réduction du contenu.

(* Chiffres MMA France, ComScore, GfK et Médiamétrie)

Aujourd’hui, il faut que les marques profitent de leurs projets de refonte de sites pour repenser entièrement leur expérience utilisateur sous l’angle du mobile. Ainsi, avant toute chose, il faudra se demander de quoi a besoin un mobinaute dans certaines situations données. Puis, il faudra identifier quelles fonctionnalités permises par les terminaux mobiles (géolocalisation, le scan de produit ou de codes-barres, le clic to call, le clic to purchase…) peuvent améliorer l’expérience utilisateur et sa relation avec l’entreprise. Les réflexions ayant alimenté la conception de l’application ou du site mobile, serviront ensuite de base à l’élaboration de la version desktop.

A titre d’exemple, la banque BNP Paribas a déjà amorcé ce virage, puisque l’on peut constater que le site desktop mabanque, reprend de façon flagrante tous les principes de navigation du site et des applications mobiles (menu déroulants, grandes images, peu de texte, nombreux call to action…).

Veille sectorielle et collaboration

Tous les secteurs sont touchés par le mobile et certains ont même été bouleversé par de nouveaux entrants proposant des expériences utilisateurs mobiles plus novatrices que celles proposées par les acteurs historiques. En effet, récemment, Uber a créé un véritable cataclysme sur le marché des taxis, faisant augmenter la défiance à l’égard des nouvelles pousses. Chacun se demande désormais quelle sera la prochaine industrie à se faire « uberiser [2] ».

La crainte est réelle, cependant les acteurs peuvent anticiper les changements en effectuant une veille à l’échelle nationale et internationale sur les initiatives mobiles liées à leur secteur. La collaboration avec les nouveaux acteurs identifiés pourra parfois s’avérer plus opportune que la compétition, mais nécessitera un accompagnement spécifique pour que les applications mobiles s’intègrent efficacement au système d’information existant de l’entreprise.

[1] Google mobile-friendly : les premiers impacts mesurés sur les ténors français via http://www.journaldunet.com/solutions/seo-referencement/google-mobile-friendly-certains-tenors-du-web-commencent-a-baisser-dans-les-resultats-sur-mobile.shtml

[2] Expression inventée par Marc Levy, Directeur de Publicis lors d’une interview accordée au Financial Times. Il y déclarait « Tout le monde commence à craindre de se faire Uberiser. C’est l’idée qu’on se réveille soudainement en découvrant que son activité historique a disparu »

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