« Rapid-BI », la nouvelle génération de l’informatique décisionnelle ?

Article paru le 12 août 2011 | Partager sur les réseaux sociaux

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Avec la démocratisation de la BI, les volumes de données ont explosé et les utilisateurs sont de plus en plus nombreux à se plaindre des temps de réponse et du manque de convivialité des outils.

L’effondrement du coût de la mémoire et l’explosion de la puissance matériel semblent sonner le glas des plateformes décisionnelles telles qu’on les connait avec leur complexité et leur lenteur souvent frustrante. Les outils dits de nouvelle génération représentent-ils une véritable rupture et peuvent-ils réellement remplacer les outils traditionnels existants ?

Définition

Cette nouvelle génération d’outils « Rapid-BI » est composée d’outils d’analyse et de reporting basés sur le modèle « in-memory  » qui rappelle les modes d’utilisation des moteurs de recherche internet grand public : prise en main intuitive, self-service, « plug and play  » et instantanéité des réponses aux questions posées.

D’un point de vue technique, les bases de données, vectorielles, sont stockées directement en mémoire vive, en passant par des techniques de compression afin d’optimiser les temps de traitement. Le temps nécessaire pour accéder à l’information devient donc bien plus rapide.

Les acteurs du marché Aujourd’hui tous les éditeurs se lancent sur ce créneau.

Deux catégories se distinguent : les spécialistes de la « Rapid-BI  » et les acteurs traditionnels qui font évoluer leurs offres vers cette nouvelle catégorie de solutions.

Qliktech, Tableau Software, et Digdash, pionniers dans ce domaine, proposent des outils spécifiquement conçus sur ce modèle « in-memory  ».

Dans la seconde catégorie, nous retrouvons quasiment tous les acteurs avec leur propre technologie et notamment SAP/BI 4.0 avec l’infrastructure HANA, Microsoft (PowerPivot), Oracle (OBIee 11g et TimesTen) et IBM COGNOS 10.

Avantages et inconvénients

Appropriation rapide, simple d’utilisation, flexibilité et faible coût sont les principaux arguments avancés par les spécialistes de la « Rapid-BI  ».
La simplicité de mise en œuvre ne présente pourtant pas que des avantages. Alors que les outils BI traditionnels sont synonymes de déploiement centralisé et structuré, ces nouveaux outils incitent chaque utilisateur à développer ses propres rapports. Cette liberté doit s’accompagner d’une discipline d’entreprise, instaurée dans le cadre d’une méthodologie bien précise.

ID d’avenir

D’après Gartner, d’ici à 2014, 30% des applications analytiques utiliseront des fonctions « in-memory  ». Cette même année, la Business Intelligence sera absorbée par un plus large « environnement
décisionnel », qui intégrera outils d’analyse et de reporting, outils collaboratifs et réseaux sociaux d’entreprise.

Aujourd’hui la puissance des serveurs et le coût très faible de la mémoire (contrairement aux années 90) permet de tirer partie de cette technologie «  in-memory  »… la boucle serait-elle en train d’être bouclée ? Rentrons-nous dans le second cycle de vie du décisionnel ?


Cet avis d’expert a été également publié sur le Journal du Net.

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