SaaS en temps de crise

Article paru le 18 septembre 2009 | Partager sur les réseaux sociaux

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Dans un souci de confort, bon nombre de PME se contentaient d’acquérir des licences pour chacun de leur poste, parfois réorganisaient même l’informatique interne pour accueillir de nouvelles applications et payaient « cash » des logiciels qui devaient être amortis au bout de plusieurs années.

Avec la crise, les mentalités changent et ceux qui ont raté l’occasion de sauter le pas vers le SaaS commencent à s’en mordre les doigts. Elles peuvent regretter de ne pas avoir les liquidités investies dans des licences onéreuses, de ne pas pouvoir les mettre à jour ou encore de profiter de la « hot line ».

Rappel :
Le Software as a Service est une technologie permettant d’accéder à des services ou logiciels informatiques via le web. Apparu dans les années 2000, ce concept est la succession de l’ASP. La différence provient du fait que les applications sont nativement conçues pour le web. Les utilisateurs ne payent plus pour posséder le logiciel mais utiliser le service. Via un navigateur web, ils se connectent directement sur le site du fournisseur, ou via des API mises à disposition.

Bien que la taille de l’entreprise reste déterminante, le choix d’une solution SaaS n’est donc pas à écarter. Ce marché bénéficie et va bénéficier du contexte actuel difficile. Le SaaS profite ainsi depuis deux ans d’un large succès avec une croissance de l’ordre de 25 % par an qui devrait rester supérieure à 20 % jusqu’en 2011.

Dire qu’il n’y a que des avantages serait mentir.
Voici un récapitulatif des principaux avantages et inconvénients :

  • Avantages :
    • Faible investissement. Peu de fonds sont nécessaires pour la mise en oeuvre et la maintenance ;
    • Mise en oeuvre rapide. Tout est simplifié, pas d’installation de serveur, de logiciels sur les postes et instantané quelque soit la quantité d’utilisateurs ;
    • Mises à jour simplifiées. Elles sont assurées par l’éditeur et disponibles dès leurs sorties ;
    • Meilleure maintenance. Entièrement gérée par le fournisseur, elle devient plus efficace ;
    • Performance accrue. Les montées en charge sont mieux supportées car l’architecture est plus importante mais en cas de panne, nous restons dépendants de l’éditeur ;
    • Aucun engagement. Si le service proposé ne plait plus, vous pouvez arrêter quand bon vous semble ;
  • Inconvénients  :
    • Migration compliquée. La migration d’un service à un autre n’est pas courante ;
    • Confidentialité des données. Le fait que des données décisionnelles soient hébergées en dehors de l’entreprise peut poser un souci de sécurité.

Les principales applications actuelles sont la CRM (Gestion de la relation client), la gestion des ressources humaines et le travail collaboratif. Malgré quelques acteurs, le SaaS est encore timide dans le domaine du décisionnel mais promet de bien évoluer dans les années à venir.

Ainsi, certains éditeurs de produits décisionnels commencent à proposer des solutions SaaS : Cognos rachetait en janvier 2007 Celequest, spécialiste de la BI en mode SaaS. De son coté, Business Object propose Crystalreports.com qui permet aux utilisateurs de construire en ligne des états.

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