Smart Cities, le terrain de jeux de l’IoT

Article paru le 3 novembre 2016 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Objets connectés - IOT Tribune

La Smart City est l’une des applications majeures de l’Internet des Objets. Partout dans le monde, de nombreuses mégalopoles et grandes villes mènent des projets pour améliorer la vie de leurs citoyens grâce aux objets et infrastructures connectés.

Quelles sont les composantes principales d’une ville connectée ?

Quels sont les freins à leur développement ?

Nous vous apportons une réponse.

Les composantes d’une ville connectée

Les Smart Grids

Les réseaux énergétiques intelligents sont une part essentielle de la ville connectée. Ils ont pour but principal d’optimiser la production, l’acheminement et la consommation d’énergie. Ces réseaux intelligents sont également un mécanisme essentiel pour le développement des sources d’énergies renouvelables et la décentralisation de la production d’énergie ; et impliquent l’ensemble des acteurs de l’énergie.

A titre d’exemple, Total a lancé fin 2015 un incubateur de startup sur les thématiques de l’optimisation des installations et de l’opérateur augmenté. De même, GRT Gaz a lancé un projet visant à intégrer un nouveau système de télécommunication pour son réseau et exploiter de manière plus importante des données qu’il génère pour développer de nouvelles offres et optimiser les offres existantes.

Les Bâtiments Intelligents

Les Smart Homes et Smart Buildings sont une seconde pierre angulaire de la ville connectée. Connecter les bâtiments au réseau de données permet d’augmenter la sécurité des installations et des personnes, d’apporter du confort aux occupants et de réduire les consommations énergétiques, notamment via l’automatisation des équipements qui le composent. Ainsi, les bâtiments intelligents sont aujourd’hui considérés partie intégrante des smart-grids.

Le marché de la domotique est estimé à 7 milliards de dollars dans le monde en 2014 et bénéficiera d’un taux de croissance annuel de 30% entre 2015 et 2020.

Les Transports Intelligents

La révolution des transports connectés ne cesse de s’accélérer depuis quelques années, touchant tous les modes. La Google Car, en test terrain aux Etats Unis, roule en toute autonomie grâce aux données échangées avec l’environnement et les autres véhicules.

Les infrastructures ferroviaires ainsi que le matériel roulant du réseau SNCF/RATP sont de plus en plus équipés de capteurs, permettant une maintenance préventive et une meilleure information voyageur.

Le réseau routier est également impacté. De nombreuses villes, telles Caen, Nantes et Nice ont mis en place des capteurs sur les zones de stationnement, permettant de détecter les places libres et ainsi de faciliter la vie des automobilistes.

Le défi de l’interopérabilité

Les objets, équipements et infrastructures interconnectables sont très diverses et ont tous des spécificités à prendre en compte en termes de cycles de vie, d’alimentation électrique ou encore de tailles.

Ainsi, les systèmes communicants intégrés aux objets doivent être adaptés pour leur permettre d’accomplir leur mission, d’être économes en énergie et durables. Toutefois, leur diversité est un frein à l’autonomisation de la ville connectée et au développement de nouveaux services.

Les objets utilisent un grand nombre de technologies de télécommunication pour échanger des données. Les ondes radio, les réseaux téléphoniques, l’internet mobile, le bluetooth, le wifi ou le NFC sont autant de technologies disponibles mais proposant chacune des avantages et inconvénients en terme de portée et de traitement de signal, et également en termes de consommation énergétique.

Les protocoles de communication utilisés sont également diverses, des objets utilisant des protocoles différents ne pouvant pas communiquer entre eux.

La sécurité primordiale

L’internet des objets, mis au service des citoyens à travers la ville connectée, présente des risques de sécurité importants, voire critiques pour certains équipements et installations, tels que les métros automatiques ou les systèmes incendie des bâtiments connectés.

Aujourd’hui, la sécurité est un enjeu majeur du secteur. L’intégration d’objets connectés dans un système informatique génère des failles de sécurité en plusieurs points. Le premier point est l’objet lui-même, dont le logiciel embarqué peut être piraté (cf. Affaire Nissan Leaf).

Une seconde faille de sécurité, la plus importante, réside dans les protocoles de communication utilisés par les objets. 75% des objets en circulation utilisent des protocoles non sécurisés. Une troisième faille de sécurité se situe sur la plateforme IoT en charge de la gestion du parc d’objets et des échanges entre eux et le reste du SI. Ce risque est pris très au sérieux par les éditeurs de ces plateformes, qui sont conçues pour assurer la sécurité et l’intégrité des échanges objets / SI. A titre d’exemple, Samsung travaille en collaboration avec Thales pour la composante sécurité de sa plateforme Artik.

Enfin, une quatrième faille de sécurité réside dans le système d’information connecté au système IoT. La société Target a notamment subi une attaque sur son système d’information via une intrusion à partir d’un système annexe dédié à la climatisation de ses bâtiments.

Ville Connectée, une réalité

La ville connectée est aujourd’hui une réalité. Plus ou moins mature, les projets menés par les entreprises, les pouvoirs publics et les citoyens permettent d’adresser de grands enjeux pour les collectivités, notamment énergétiques, mais s’accompagnent de nombreux challenges.

Tribune de Nicolas Robert, consultant mc²i Groupe

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