Transports : quelle politique pour le Grand Paris ?

Article paru le 19 janvier 2015 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Transports

Avec ses 11,8 millions d’habitants, l’Ile-de-France présente des atouts qui en font une région attractive pour les particuliers et les entreprises. Le tissu économique, à la fois composé de grands groupes industriels comme de PME, regroupe 843 000 entreprises générant chaque année un PIB représentant 31% de la richesse nationale [1].

Face à une concurrence des métropoles internationales (Londres, New-York, Tokyo...), l’Etat Français a décidé en 2007 d’un réaménagement de l’agglomération parisienne. Le projet du Grand Paris naît alors.

La ville de Paris et l’Ile-de-France sont confrontées à deux défis majeurs : la rénovation du réseau des transports et le prix des loyers.

Face à un marché du logement tendu, les entreprises s’implantent de plus en plus loin de la capitale. Les particuliers préfèrent s’installer dans la banlieue parisienne ou dans des communes plus éloignées en Ile-de-France.

Cette situation oblige salariés et clients à emprunter chaque jour des transports vieillissants (certaines rames de RER datent des années 1960) pour une durée moyenne quotidienne de trajets d’une heure vingt [2] .

70% des voyageurs quotidiens empruntent le réseau d’Ile-de-France et, en 10 ans, le nombre d’usagers a augmenté de 40% . Ces chiffres montrent l’importance de ce réseau et l’enjeu qu’il représente pour Paris et la région toute entière.

Le Grand Paris prévoit de créer des « pôles économiques majeurs » autour de la capitale [3]. Le défi est donc de relier ces pôles aux différentes villes, gares et aéroports parisiens.

Le Nouveau Grand Paris, nom de la partie Transport du Grand Paris, consiste à moderniser des lignes et matériels existants et à créer de nouvelles lignes de métro d’ici 2030.

32,4 milliards d’euros seront investis d’une part dans la rénovation du réseau et d’autre part dans le Grand Paris Express c’est-à-dire dans la construction ou le prolongement de lignes de métro.

Carte du réseau de transport du Nouveau Grand Paris

Au-delà même des infrastructures, la modernisation des transports passe par un meilleur service d’information et d’accompagnement des voyageurs, c’est l’un des principaux objectifs fixés par le STIF (Syndicat des Transports de l’Ile de France), établissement public qui fédère les acteurs, investit et innove pour améliorer le service rendu aux voyageurs.

A l’image du vaste projet de modernisation d’information voyageurs dynamique lancé par la RATP [4], le Nouveau Grand Paris prévoit également un vaste plan d’innovation participatif visant à faire émerger des nouveaux services numériques qui faciliteront la vie quotidienne et la mobilité des voyageurs.

Les enjeux numériques de ce plan sont au nombre de quatre.

Le premier porte sur la « révolution mobile » consistant à offrir aux voyageurs une possibilité d’accès à Internet en haut débit en installant le Wi-Fi dans les gares et les tunnels.

Le deuxième pan du projet prévoit de déployer des infrastructures numériques le long des lignes de métro pour notamment faire profiter d’Internet haut-débit aux TPE et PME.

Le troisième enjeu est l’installation au sein des gares du réseau d’espaces de travail connectés. Le but est de permettre aux voyageurs principalement professionnels de poursuivre leurs activités numériques.

Enfin, grâce à « une politique d’Open data globale » , les données numériques des voyageurs seront sources de développement de services aux usagers du réseau : mobilité, accessibilité…

Le Nouveau Grand Paris prévoit donc une connexion physique et virtuelle des voyageurs aux services, entreprises et villes d’Ile-de-France.

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