Voiture connectée : une forte accélération à venir

Article paru le 30 juin 2015 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Innovation Transports Objets connectés - IOT

La voiture connectée est de plus en plus présente dans les médias. Pourtant, il est bien difficile de lui donner une définition précise.

Cela reflète sa diversité, tant sur le plan technique que sur celui des applications qu’elle propose ou pourrait proposer.

La croissance du marché de la voiture connectée se base sur le développement des activités existantes (information, divertissement, sécurité) et sur l’apparition de nouvelles activités (assurance, intégration avec les autres objets connectés).

La définition même de la voiture connectée devrait ainsi être amenée à évoluer au cours des prochaines années.

Aujourd’hui : info et divertissement

A l’heure actuelle, le marché de la voiture connectée est restreint. En 2014, seulement 10% des voitures vendues à l’échelle mondiale avaient le matériel nécessaire pour être connectées à Internet – dans la grande majorité des cas via le smartphone et une connexion bluetooth.

Le périmètre des applications est lui aussi limité pour le moment.

L’objectif est essentiellement de faciliter le trajet en voiture et de le rendre plus agréable, à travers l’accès à des applications : navigation GPS avec trafic temps-réel, musique en ligne, informations sur la conduite.

L’arrivée des systèmes de Google (Android Auto) et d’Apple (CarPlay), adaptant les applications du smartphone à une utilisation en conduite et concurrençant les solutions actuelles des constructeurs et équipementiers automobiles, témoigne de l’intérêt stratégique à se positionner dès maintenant pour le contrôle des données entrantes et sortantes du véhicule.

Apparition de nouveaux services dans les prochaines années

Avec la généralisation des équipements nécessaires à la connectivité et la demande des consommateurs, les services associés à la voiture connectée sont amenés à se diversifier dans les prochaines années. Ainsi, le diagnostic du véhicule pourra être accessible au propriétaire de la voiture sur une application. L’utilisation des informations de diagnostic devrait également permettre aux loueurs de mieux gérer leur flotte.

L’assurance automobile devrait elle aussi connaître une révolution avec l’apparition d’offres « Pay How You Drive » (PHYD), s’appuyant sur l’utilisation réelle du véhicule et le style de conduite. Elle nécessite donc l’envoi des données du véhicule et de ses capteurs à l’assureur. 40% des assurés se déclarent d’ores et déjà favorables à ce type d’assurance.

Dans l’Union Européenne, le grand projet annoncé impliquant la voiture connectée concerne la sécurité et se nomme eCall. Il permettra d’appeler les secours depuis le véhicule, tout en leur communiquant la position du véhicule et des informations sur son état, le nombre de passagers.

En cas d’accident, l’appel sera émis automatiquement. L’objectif est de réduire de moitié le temps d’alerte des secours et de baisser de 4% le nombre de morts sur les routes. Les véhicules neufs devront être équipés du matériel nécessaire compatible avec eCall en 2018. Mais dès 2017, l’infrastructure nécessaire à la réception des appels devra déjà être mise en place. Chaque gouvernement est libre de déléguer cette tâche à l’organisme de son choix.

Toutes ces évolutions ont en commun de devoir relever de grands défis concernant la fiabilité et la protection des données.

Horizon 2020 et plus : la voiture du futur

Les expérimentations actuellement menées sur les communications entre véhicules (V2V) et entre véhicule et infrastructure (V2I) laissent entrevoir des perspectives intéressantes pour fluidifier le trafic et améliorer la sécurité.

En association avec des voitures autonomes, les débouchés seraient exploités à leur maximum. Mais les obstacles - techniques et juridiques - à lever sont encore nombreux pour y arriver.

Chiffres clés

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