mc²i Groupe à l’Open World Forum 2009

Article paru le 14 octobre 2009 | Partager sur les réseaux sociaux

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L’Open World Forum s’est tenu cette année à Eurosites George V.

Pas moins de 34 conférences se sont tenues sur tous les sujets qui traitent de l’open source. Parmi elles, l’ANDSI, en partenariat avec le CIGREF et cio-online organisaient une série d’ateliers animés par des DSI pour des DSI. L’axe principal des débats est l’impact des logiciels open source dans le SI. Une étude menée par Markess montre qu’en 2011, 90% des SI auront des composants open source (chiffre également avancé par Jacques Atali lors de la conférence d’ouverture).

Les échanges entre DSI ont tenté de répondre aux questions suivantes :

Pourquoi, où et quand utiliser l’open source ?

  • La principale réponse au "pourquoi ?" est une question d’opportunité : cout d’acquisition nul. Le test d’une solution grandeur nature est facilité et, lorsqu’elle convient, son adoption ne pose pas de problème de coût supplémentaire (licence au nombre d’utilisateur et/ou processeur).
  • Où se situe le plus l’open source dans le SI ? Et bien, aujourd’hui c’est du coté serveur qu’il est le plus répandu : linux, apache, Nagios font l’unanimité. En revanche coté poste utilisateur, la maturité et/ou la conduite du changement reste un frein à une adoption massive. La clé de voute se situant sur la suite bureautique. "Une fois le passage à open office, le passage à Linux sur le poste client s’est faite de manière transparente".
  • Les réponses au "quand ?" s’organisent autour de l’idée d’opportunité : par exemple, le passage à Office 2007 (version majeure qui requiert de la conduite de changement auprès des utilisateurs finaux) est l’occasion de passer à open office : quitte à prendre en charge la conduite au changement, autant en profiter pour économiser le prix des licences. Autre exemple, un outil mis en place par des opérationnels qui se révèle fort utile aux autres entités de l’entreprise : cas de la mise en place de wiki.

Comment gérer l’open source dans mon SI ?

Cette question est restée longtemps un mystère aux yeux des initiateurs du sujet. Les réponses des intervenants (exclusivement des DSI) convergent vers l’idée qu’il n’y a pas de différence avec le monde propriétaire. C’est un projet comme un autre, le choix, la gestion du cycle de vie, la maintenance, etc. sont des composantes à prendre en compte dans les deux "mondes" qui, au regard des intervenants ne sont pas, dans leur mise en œuvre, si éloignés.

L’open source favorise-t-il une nouvelle approche du management des SI ?

La facilité de tester une solution favorise son adoption au sein du SI. Les initiatives des développeurs (par exemple), mises en place de manière ponctuelle (ou non officielle), peuvent se trouver utilisées de manière transverse. D’une initiative bottom-up (au sens de la hiérarchie), peut découler une décision top-down pour une adoption plus massive : c’est de cette manière que sont arrivés MySQL et PHP (pour ne citer qu’eux) en entreprise. De plus, au niveau de la gestion des ressources humaines, collaborer à un projet open source est un acte d’accomplissement professionnel non négligeable.

En conclusion

Les points forts de l’open source qui reviennent le plus sont :

  • l’interopérabilité, basé des solutions sur des protocoles ouverts (dont les spécifications sont disponibles)
  • la flexibilité : pas de ROI sur le prix des licences
  • l’innovation : face à des solutions propriétaires, un des moyens de faire connaître un nouveau produit est de le proposer en version open source
  • la qualité : une solution open source n’est adoptée largement que si elle démontre des qualités dans son développement, son code source
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