Le monde d’après est déjà numérique, alors ne tardons pas…

Article paru le 16 juillet 2020 | Partager sur les réseaux sociaux

Classé dans : Le cabinet mc2i Innovation

On le sait, les crises sont à la fois des révélateurs et des accélérateurs de tendances. La pandémie du Covid-19 aura à la fois mis en lumière mais aussi intensifié la place et le rôle centraux du numérique dans nos vies. Télétravail, continuité pédagogique, formation professionnelle, consultations médicales, consommation de biens et de services, information, loisirs… À l’épreuve du confinement, tous nos usages, domestiques et professionnels, les plus événementiels comme les plus quotidiens, ont basculé dans la dimension digitale. Avant le Covid, on nous disait qu’il fallait vivre avec le numérique. Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons tous une vie numérique.

Pour les entreprises, cette conversion massive - parfois à marche forcée- aux outils et pratiques numériques n’est pas neutre. Elles sont d’ailleurs les premières à l’avoir éprouvée quand il s’est agi de basculer en quelques heures leur organisation et une bonne partie de leurs process pour mettre leurs troupes en télétravail.
Force est de constater qu’elles n’étaient pas toutes, loin de là, prêtes à répondre à l’urgence. Paradoxalement, le déploiement des équipements et outils numériques s’est sans doute avéré plus chaotique dans les grandes entreprises, a fortiori de services, que du côté des PME ou des ETI.
Il faudra donc nécessairement apprendre de ces premiers errements, organiser les ressources, consolider les dispositifs, investir dans les infrastructures et les outils. Et, d’ores et déjà, anticiper les risques liés à la cyber-sécurité.
Le télétravail répond à une attente sociétale trop profonde pour que les entreprises ne décident pas de l’installer plus avant dans les usages. Il va leur falloir créer les conditions d’une bascule fluide vers une organisation potentiellement totalement virtuelle. Au-delà des ressorts techniques d’une mise en œuvre systématisée, c’est une véritable culture managériale que les entreprises doivent construire et instiller.

Le numérique du “monde d’après”, c’est aussi la promesse d’une relation renouvelée avec des clients aspirant à un nouveau contrat de simplicité, de fluidité, de transparence. Si certains secteurs comme le retail ou la banque ont de longue date intégré le digital comme un pan structurant de leur business model, la majorité des entreprises ne sont pas aujourd’hui en mesure de répondre aux canons d’exigence d’une relation client à distance, c’est-à-dire offrant des process en ligne rapides et performants, un confort optimal de parcours sur les interfaces, une expérience utilisateur à la fois reconnaissable et rassurante.
Les entreprises vont aussi devoir investir dans la maîtrise des systèmes technologiques. Car il ne suffit pas d’agréger les modules et outils numériques, fussent-ils les meilleurs dans leur champ fonctionnel. Il s’agit d’exploiter tout leur potentiel, pour produire, traiter, analyser, comprendre et optimiser la data, véritable Graal du monde numérique. L’intelligence artificielle, à cet égard, constitue un formidable accélérateur d’efficience de la donnée. Et c’est davantage dans ce sens que dans son potentiel d’enrichissement de l’expérience client que les entreprises ont tout intérêt à se l’approprier.

Les DSI ont été mis à rude épreuve durant la crise du Covid. Pour accompagner sans se laisser dépasser cette numérisation fulgurante des environnements économiques et de la société tout entière, il leur faut dès aujourd’hui rendre leurs systèmes et leurs outils encore plus rapides, plus agiles, plus performants. La montée en puissance de certaines technologies constitue à cet égard le signe d’une prise de conscience de plus en plus partagée au sein des entreprises. Le robotic process automation (RPA), à savoir l’automatisation des processus via des robots pour éliminer les tâches fastidieuses, rationaliser les opérations et réduire les coûts, ou le low code, qui consiste à réaliser et déployer rapidement des applications métiers complexes en limitant au maximum l’effort de développement, offrent en effet des opportunités inédites de conjuguer performance fonctionnelle, sobriété numérique, et économies.

Pour les entreprises, il y va bien sûr d’un enjeu de compétitivité. Mais leur capacité à anticiper la numérisation de la société sera également le gage de leur image, de leur crédibilité, de leur réputation.

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